- 29 mai -
Je suis une démocratie à moi tout seul !
Hier défini par ces dieux qui m’étaient extérieurs,
Ceux là mêmes qui me racontaient dans un livre...
Ah ! Ce fameux confort d’être.
Mais aujourd’hui esseulé et sans personne,
Des milliers de citoyens traînent dans mes veines
Et cherchent à se situer
Dans cette anti-géographie, dans l’espace de l’Esprit intérieur,
La fleur du vide.
Tout cela parce que le divin est entré en chaque corps
Tout cela parcequ’il n’y a plus personne qui puisse me confondre
Ou me signifier dans cette réalité déplacée.
Et c’est pourquoi chaque matin je me dessine un nouveau visage
Devant ce miroir des fausses libertés
Devant ce miroir démocratique qui permet à chacun d’être
N’importe quoi
À tout moment.