La raison du corps
Regarde tous les arbres dans l'Axe jusqu'à les confondre tous.
Les branches comme des serpents de mer étoilée ;
la merveilleuse et les feuilles d'or.
Et dis toi qu'il y a une liaison qui s'opère.
Chacun de tes corps liés dans la mouvance astrale se succèdent maritimement et
les failles qui les séparent sont dansées et
dans le rapport du rêve sont animées.
Tu te trouves de l'autre côté du monde mais
je peux altérer la tension des pôles et rompre les relations ;
par un si beau et funeste jour.
Si j'aime le bourgeonnement des arbres c'est
pour mieux irriguer le fleuve du corps
où des millier d'astres se baignent encore.
Et là, pour mieux apprécier la
couleur de tes yeux et la matrice d'autrui,
la raison se laisse dangereusement accompagner par
la danse des prieurs inconnus qui donnent
la valeur de mon oeuvre dans tes yeux de fleurs chastes et impérissables.
Là, je sais que tu es l'ultime de moi-même car
il n'y a pas de monde qui nous sépare et même si
tu es né de ma plus grande coulée de larmes,
tu es la logique du temple et
tu détermines l'architecture de la vérité.
C'est toi qui entretiens la parole des
prieurs inconnus dans l'étreinte éternelle et
qui pointe la beauté comme un hexagone de lumière.