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Espaces et murmures du silence,

de-ce-qui-ne-se-dit-pas-ou-pas-encore

  

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...selon les publications... 

 

  

 

 

  

  

  

  .................................Je rêve de vertiges où l'âme parfaitement s'abandonne pour retrouver l'aurore des merveilles............................

 

Osons-le si folie définie perte d'individualité sociale Le carcan des vies - Beauté c'est réalité (Roger Gilbert-Lecomte)

"Car je est un autre" et savamment il s'est changé pour pouvoir faire entrée dans l'inconnu. Puisque le domaine de l'Esprit ne pouvait pas pénétrer un seul instant dans la zone d'investigation de sa conscience, telle qu'elle était, il a voulu sortir des limites individuelles de cette conscience pour, devenu plus vaste, participer directement à l'Esprit, communier avec lui, enfin être cet inconnaissable que c'est la seule façon de connaître. Ce fut le dur travail, la lente ascèse, l'effroyable destruction de lui-même se forçant à la soif et à la faim, demandant secours aux ivresses de l'alcool et du haschisch, s'appliquant à créer dans tous ses sens l'hallucination simple, volontaire d'abord, - subie. C'était le prix de son supplice, c'était la porte ouverte aux ravissements et aux extases. Ils pouvaient enfin dire : "Quand j'écris, ce n'est pas moi qui écris, je suis dicté." Et l'éclatant brasier de tout son être a brûlé en deux ans plus que la durée d'une vie humaine, il a vécu en un instant le cycle de plusieurs générations.(Roger Gilbert-Lecomte)

Ce qui n'ex-siste pas in-siste (Michel Tournier) ... un dilemme, que nous sommes incapables de trancher. Nous nous persécutons nous-mêmes. Les polythères se servent uniquement d'une sorte d'amplificateur sélectif de nos pensées. Dès que nous tentons de trouver la motivation de ces phénomènes, nous tombons dans l'anthropomorphisme. Où il n'y a pas d'hommes, où il ne peut y avoir de motifs accessibles à l'homme. Pour pouvoir continuer les recherches, il faut soit anéantir ses propres pensées, soit leur forme matérialisée... (Stanislas Lem) Chaque homme peut savoir s'il lui est réservé d'entrer dans une autre vie, et si ce monde a un sens. Cette expérience, je vais la tenter. Cette expérience peut sauver le monde, aussi bien que la croix de Jérusalem et le sabre de La Mecque. L'une et l'autre sont fils de désert. Des trente-trois années de Jésus, il n'en est que neuf de connues ; sa vie silencieuse a préparé sa vie glorieuse. A moi aussi, il me faut le désert ! (Honoré de Balzac) 

Qui peut nier la troublante relation qui existe entre la perspective et la métaphysique ? (Giorgio Chirico) a. C'est à partir de cet endroit du texte que, par bonheur, je cesse de me posséder. (René Daumal)  L'unique mot de la langue martienne s'écrit phonétiquement : ké-ré-keu-keu-ko-kex Il signifie tout ce que l'on veut (Blaise Cendrars) Certes, je sortirai, quant à moi, satisfait D'un monde où l'action n'est pas la sœur du rêve (Charles Baudelaire) Il marche au milieu des feux du désir ; ses pieds deviennent comme de l’airain, ses genoux et ses cuisses comme de l’argent, sa poitrine et sa tête comme de l’or. (William Blake) Et ce qu'il voyait était le nexus temporel de cette caverne, un bouillonnement de possibilités au sein duquel la plus infime action était répercutée sur un levier gigantesque qui agissait sur tout l'univers connu. La violence était présente dans un tel nombre de variables que le moindre mouvement suscitait d'immenses modifications du schéma. Ce qu'il voyait l'incitait à se figer en une immobilité totale, mais ceci, également, était une action avec ses conséquences. (Frank Herbert)

 On peut se demander ce que serait le monde des hommes s'il se libérait un jour de cette fiction de la présence réelle dans le mot. Ce serait le monde éclairé d'un Saussure, pour qui "Les signes entièrement arbitraires (c'est à dire non motivés) réalisent mieux que les autres l'idéal du procédé sémiologique". Emancipés enfin d'une présence abusive, les signes ne tendraient plus de pièges magiques à la philosophie. Ils seraient parfaitement mécaniques, idéalement inertes. Le dynamisme linguistique primesautier ne tourmenterait plus cette utopie de la disjonction. Utopie passive, clairevoyante, mortuaire, où les égarements de la culture céderaient la place à la justesse de l'esprit désencombré. mais on a de la peine à se faire une idée d'une telle justesse. Peut-être faut-il accepter de vivre dans une culture saturée d'habitudes moins justes et moins claires. (Thomas M. Green) 

Le flux déréalisant des images emporte nos regards, nos consciences, nos vies. Ils nous soumet, comme naturellement, à l'emprise stricto sensu fabuleuse des choses figurées. Il barre pour nous le réel sous ses représentations simplifiées. Il nous apprend l'approbation ahurie de ce qui est là, sous nos yeux gorgés d'icônes. Face à cette précipitation irréfléchie et aliénée, poésie n'est rien d'autre que le nom d'une autre saisie du réel. Poésie est le nom d'un réalisme (Christian Prigent)

Etendue, étalement à l'infini des surfaces, une sorte de "tautologisme des surfaces".[...] Quant à voir au travers il faudrait d'autres yeux derrière les yeux pour les regarder sous la voûte du crâne. (Josef Sima)