Folie nécessaire

 


I


Adieu
Le bateau
Sous la mer de sel
Conservons le sable.
L'amour se ferme
Sous une brume insensée,
Souffrante ;
Où je reconnais,
Explore certains objets
Sans rire rien.
La voix nouvelle
Métallique sans signifier
Est nécessaire.
Sous les dents de la belle.
pour la mort cette voix
Rend inexistant
Et le corps s'anime,
Sur son ombre s'abîme.
Cette voix sur son silence
Balance
Tes yeux comme seuls juges,
Ta voix comme seule aventure.
La balance juge tes yeux jugeant.
Tout cela dans une absence béante,
Et cette femme qui me ressemble
Me porte
Dans l'ombre.

 


II


Folie nécessaire
Aux naufragés du temps
Dans cet espace rien n'a fleuri
Les rides épaisses sont au désert
Et le froid conserve tes yeux.
La mort s'embellit quand tu serres la gorge et
Filtre ta voix absente.
Cette voix.
La voix du dément.

 

III


Elle tua ton ombre
Et toi dedans
Reniflais les vies absentes.
Une voix oblique,
Oeil Torve,
Dépasse charité,
Donnant ouvertement,
Forme d'hécatombe
Aux Réalités qui m'enchaînent.
Le seul visage du souffrant
Continue d'une voix
Et souffre cette cathédrale
Aux joyaux insondables ;
Pourtant sondés
D'un coeur qui ne cherche
Au temps
Que les coïncidences
Miraculeuses.
Sans soumission,
L'aigle pèse le ciel
Au décor d'anté-femme.
Cette coque de fer.
La voix comprend et Elle te liera à Elle.
Avec vous, des oeufs allongés sur les siècles.
Elle rit et t'emmène au temple.
Ton temps emmêlé prend la forme de mon corps.
Cette éternité jouait de la musique dans ta voix.