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Anima. De la mémoire sans intestin (ballade)

jeudi 24 janvier 2013, par Mathieu Brosseau dans la rubrique Laboratoire d'écritures

La piscine (ça) sent le chlore (musique, maestro). Et la mort ? Elle sent le sens. Ça achève un petit tout. Dans un. Et le sens, il est cru. Ci-gît le corps cru. On y croit (aux survies) (contemporaines) (de la vie). On y croit. C’est cru. Aux microbes, partout, partout, ça sent, bon dieu, ça sent l’herbe sur la clôture (ou les chaussures). On y croit. (Oui, la langue). Au sens, qui survient. De l’identité, on est bien (grand, là-haut, on s’y croit). Du soleil par dessus et l’être tout grand, par l’imitation (palindrome, tu m’y vois ?). De papa, de maman. (De la chaussure) (ça veut dire qu’on est zinzin). Ou plus tard (à côté). Dans ces petits riens aux allures de tout. Ils survivent aux odeurs de cadavre (la musique s’accorde et tire une larme) (la seule). Un quelque chose de désagréable me fait croire qu’il faut attendre (nos mains). Les petits tout sont de plus en plus grands, à force de crever des pensées (la mémoire-mamie) (faut attendre). Jusqu’à ce que. Et puis plus (on attend un peu l’autre) (pour voir un peu plus) (ensemble, ou plus). Et les sens (pas de chance) (et pas de croyance), ça ne sent pas le chlore, juste l’eau vive (ou pas).

Tais-toi, potache, le chant tragique ou maladif te rendra plus cordial.


[Extrait de Ici dans ça , livre à paraître en juin 2013 aux éditions Le Castor Astral]

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Voir en ligne : http://laviemanifeste.com/archives/8064

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