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Entretien La mort dans la langue

vendredi 27 septembre 2013 dans la rubrique Entretiens

Matthieu GOSZTOLA  : Blanchot écrit dans L’Entretien infini : "Il se peut, comme on aime à le déclarer, que « l’homme passe ». Il passe. Il a même toujours déjà passé, dans la mesure où il a toujours été approprié à sa propre disparition. Mais, passant, il crie ; il crie dans la rue, dans le désert ; il crie mourant ; il ne crie pas, il est le murmure du cri".

Dans cette citation, deux fragments m’arrêtent. Le premier est : "l’homme [...] a toujours été approprié à sa propre disparition". En quoi pour toi l’écriture travaille-t-elle cette question de l’appropriation (paradoxale), pour l’homme, de sa disparition ? L’écriture, est-ce façon de suspendre la disparition ou bien de la rendre réalité, puisque dans le langage ce n’est pas le réel qui paraît, puisque du langage sourd le meurtre du réel qui lui a préexisté ? (Nous reviendrons sur cette question tout au long de l’entretien.)

Mathieu BROSSEAU  : Tout ce qui parle est parfois formules verbales mais plus souvent, il demeure silence ouvert. Ou plutôt silences. Ces silences ont des sens latents dont certains peuvent être réactivés dans le vivre de l’appréhension, de façon spectrale. Le "murmure du cri" serait pour moi cette façon quasi aphasique que nous avons de vouloir désespérément dire une totalité une via l’incomplétude d’un langage qui se fragmente dans le temps du dire, et de ses mots.

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Voir en ligne : http://www.t-pas-net.com/libr-criti...

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