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Mademoiselle

lundi 7 février 2011, par Julien Faure dans la rubrique Plexus-S, auteurs invités

Mademoiselle, Je ne vous parlerais pas de miséricorde, ni de commisération envers moi ; mais peut être, avec la prunelle d’un automate, sur un marché noctambule, où l’on vend des chevrotines de miel dans des atlas en cristal, j’aimerais vous avancer à mon dessus, et comme des larmes enfoncées des disques de girandole, je veux que vous y trouviez mon sens pour votre pitié. Et quelle pitié auriez vous de moi, si je n’étais qu’un immense délice comprimé dans un mortier de plantes humaines, et avec mon Esprit une fente évasée d’où jaillit un large plancher limoneux. Vous avez pitié de moi, et vous avez raison. Car j’ai de la peine à dire, mais néanmoins j’ai tout autant d’affabilité depuis l’illustre Raison, en considérant les autres comme je me considère moi, c’est-à-dire comme un muscle qui aime l’apologue, que je puisse éprouver une si vive douleur si au demeurant je considère la jouissance. Mais attention ; une jouissance pour moi-même m’est autant de conciliation qu’il est pour la jouissance des autres un soulèvement de ma part. En partie donc, je respecte l’humanité, car je la respecte en tant que domination d’une tare agricole, un poids lourd, naturel et funeste qui pressait sur les Hommes d’autrefois (carence, inconfort, maladie, froid, dents pourries etc.), et qui même dans les générations futures persistera, bien dans d’autres enjeux et sous d’autres formes. Ce qui n’est pas pour un Homme seul, mais qui le rejoint par les autres, est sa prépondérance sur des problèmes reliés à l’origine, des problèmes du moins qu’il a vite jugé entravant. Mais ailleurs, sur des brindilles informes, il y avait et il y aura toujours de l’éjaculation. Et bien même l’éjaculation physique, c’est-à-dire l’émission de sperme par un individu mâle. Dans la partie figée de moi-même il n’y en a guère, mais je la compose dans l’unique conception, je reste, à moindre mesure, impavide, et face au danger qu’il y a pour moi de sentir, et plus justement de respirer cela, je préfère dérider l’enfant dont la globule de sperme serait suspendue au bout de la griffe, et avec la liberté acariâtre d’un jeune et gentil con. Mais aussi, il y a le Julien attaquable, et qui l’attaque l’attise, avec autant de précision qu’une lime effilée et tendue entre deux crochets taillés dans un grain de sable. Et maintenant, il lui manque la musique dans la lettre, il lui manque de l’ouïe piquante dans sa murène de son. Et sa musique est comme la racines plantée sur un crâne de Fille, dont le tissu est arraché entre ses deux lèvres comme contractées en ventouse. C’est vous dire à quel point je ne peux supporter l’éjaculation si je n’en suis pas le père, ou à limite si je ne la vois pas près de moi, prêt à y tenir les poignets turbulents de l’éjaculateur. Non pas qu’il y ait de la jalousie pour son plaisir, son plaisir infini. Au moment de cette éruption brutale, il n’y a pas que le plaisir, il y a aussi de la sensibilité, et une sensibilité artistique. Et l’Orgasme artistique est mille fois plus puissant que l’Orgasme mécanique. Et il y a trop d’Art en vous, comme il y en a trop dans ma beauté sexuelle : Et les courbes fibreuses de l’Etre fusant depuis un astre, où il n’est que le Sexe en javelots pour nous faire taire : WAKE UP ! Julien

Mademoiselle, Pardon, ma précédente lettre s’est achevée soudain, avec trop d’idées en moi pour la poursuivre. Qu’importe, je ne vous ai pas parlé de l’essentiel, ou de ce que je voulais cheviller avec les conventions de départ, ou de sa Vie réelle implantée en formes choquantes et en moi. L’EJACULATION, est le canevas. Que je puisse en elle, retrouver dans une même pièce deux personnes dont l’existence n’a rien à voir, et sentir un maniérisme de larmes, avec l’éructation d’hilarité réfléchie en moi, et cette ration surréaliste dont je m’allaite, avant de fuir dans un couloir mitoyen, avec la sympathie de ces deux inconnus, et leur prédilection pour le chou enfoncé dans la chatte. J’entends le partage. Avant même la frivolité, après même celle-ci, il y a, avec tout le respect dont je m’accommode pour vous, un triangle igné et flambant de Mort, dont le bleu des flammes et relié au pharynx par des bristols. Et que dire de la beauté d’une Fille, si l’on surprend son pubis dans la chevelure ; j’estime le rapport torride entre Sexe et chevelure, j’estime la nidation des cuisses dans une mèche de l’or, avec des pépites posées en geôle dans la cavité du crâne, et ses cheveux comme des fouets giclant de la trempe. Mais enfin, il y a le dos. Et des cadres de praline émiettés au fémur macérant, et bien sûr, un corindon de bouches fermé dans l’ampoule, et son collier de glands havanes autour de la gorge, CORAZON ! Julien

Mademoiselle, Pardon, pardon, pardon ! Je finis mes lettres sans m’en rendre compte, je ne sais jamais ce qui s’y passe, ni comment je m’y pactise, mais enfin je les achève, et de plus avec superbe. Je vous parlais, donc, de la chatte au clavier de cheveux, et avec des éclats possibles sur La Vie. Je ne vous ai pas parlé de ce pourquoi il y avait un vagin dans la chevelure d’une Femme (d’une belle Femme). Absolument, des caravelles de sang ont survolées le Brésil, au siècle dernier (20ème), sans que je ne constate rien, et c’est avec nostalgie que je les festoie dans ma France, sans oublier qu’elles furent jadis les grandes prétoriennes célestes. Et moi, carnassier sans molaires, je survole ces thermes de villes, piquetées sur le sol oscillant comme des fronts géométriques, avec le mâchage d’un bouillon de nuit, j’en oubli même la chronologie du buste, de votre buste, qui a traversé les âges sans rendre compte de ces caravelles. Au-delà des Flammes, quand le Diable soudain s’élucide dans la basilique, et quand son Corps ne peut consentir au magnétisme de l’Altérité, et le diable au corps devient l’intelligence, et sa loi d’un amour au-delà de l’Amour, ensemencée dans une encre orientale. Il a été répété que l’Homme, naturellement, souffrait de jalousie. Je n’ai moi que la jalousie du Sperme et de sa pluie ; je me fous de leur satisfaction comme je me fous de leur fortune. Et c’est à ce point dur pour moi, qu’il y a autant de Sperme sur une poitrine inaltérée, dont le feuilles de cimetière chatouillent la gorge de sangles, et plus, pour les Morts pimpants, les Morts sans leur nudité, il y a de la calotte angélique dans une testicule, et la caresse d’où jaillissent leur gravures vagissantes. Attention à leur goutte. Un cadavre, même fétide, peut expirer de la goutte, en germe ou en plaquette, et dans un décor de silos, avec sans même remarquer l’impact de visu, il y aurait à fondre dans le corollaire de la goutte, avec les ondes propagées en mesures pleines dans des nappes de crânes. J’imagine maintenant, et sans l’aide de ma fantaisie, dans un petit salon rempli de luminaires, sous l’ombre d’un lourd tonnelle, sous l’ombre des rambardes tendues, L’EJACULATION DE SANG. Mais, moi, avec de la Mort pour ma crinière, un après-midi de mère avec cette éjaculation, baladant sur des places lumineuses, et quelques échoppes pour les étrennes, de la maternelle pour le cri, et en dangereux beuglements distillés dans le thorax, je me sacrifie en paillettes, et pour me sacrifier à la Vie, j’atome la jouissance jusqu’à en boire la gouttière. N’est-il pas tant à craindre le Sang qu’il n’est à craindre le Sperme. Non. Car aux villes placées aux pieds des montagnes, il y a une forêt qui coule aux pieds de la Bite. Julien

- Mademoiselle, J’ai donc sabré la raison de vivre des Hommes jusqu’à encaisser la darne de leurs insupportables assommoirs. Qu’ai-je vu. DE L’HORREUR. Mais non, guère horreur sanguine, ni olivâtre, ni de l’horreur pour les faibles Hommes, mais de l’horreur discursive. Et avec cette horreur, qui part du développement pour filer jusqu’à la queue, et plus brève qu’un micron de seconde, j’ai l’horreur du Revoici, ce qui est pour moi, ce qui est pour la Vie, et l’horreur d’un assentiment admissible. Qui y a-t-il dans la philosophie de merde, sinon l’école de l’humilité, et de surcroit donc une particularité. Les gens, personne n’a su noyauter la Vie, car à 18 ans, c’est une enchère qui est proposée, et une enchère qui contemple l’Etre pour qu’il dise : «  Ah oui ! La Vie peut être si heureuse.  » Pour la suite, il y a de l’emmerdement. Et les gens, tous, puisqu’ils oublient cette Vie pure, mordorée dans le Sens comme dans la Chair, encore, font de leur Vie une particularité. Moi ! Ma Vie n’est pas particulière. Du moins j’ai fais de la particularité une omniscience : l’Hamburger posé sur un Sol en Californie. Et donc, subséquemment de l’avenue, des stipes de palmiers, des Chevrolets filants sur Sunset Boulevard, et bien surtout de l’opulence. Vous êtes graisseuses, vous joues sont graisseuses, vont lèvres sont lippues, vont fesses sont grosses, et vos avant-bras poilus. Vous êtes opulente. Et je déteste les gens qui habillent leur Vie de fumeuses dissimilitudes. «  J’aime Van Gogh, mais j’aime aussi Miro et Beethoven. Et j’aime la D’n’b londonienne, et le G-Funk ; et bien même la Grande Arche.  » Moi je n’aime que le Hamburger. Je l’assume. Et de là s’en suit l’universalité, l’universalité profonde et sans limites, comme les radiations d’une cloche au bord de l’océan Pacifique. Il n’y a donc pour moi que l’orgueil. Et je n’aime guère l’humilité, comme je n’aime la solennité. L’Orgueil est la première exigence qui me permet d’accéder à moi-même, et si je ne fonde en lui nulle sobriété, j’y accumule néanmoins de la pure excitation. Il n’est qu’au plus orgueilleux que le loup pour sentir la pertinence de son Idée, et par même l’Art apposé dans la propre Vie. J’ai pu entendre, dans une Vie passée, les loups qui ont, par le sens si vif et agile, transcender l’amertume du crin pour expérimenter, dans l’ample regard, la condition infinie d’un Homme. Et s’il n’est dans l’Homme que sa présomption injuste pour sa Vie, ne serait-il pas aussi la fêlure grisée de son Ame, n’en déplaise aux loups, sa fêlure est celle d’une rationalité mouillée en Lui, et avec la crudité pour l’abord d’une valse sans repère. Non lors d’une nuit, avec la luette coupée entre deux capucins hurlants, mais avec la vertu intacte de s’être gardé plus vif qu’une croupe, et entre deux pinacles de vanille, une Folie, comme fureur portée sur le qui-vive de la Chair, au regard grimé de parures hâlées par la trompes, d’où jaillissent des triangles de Nerfs aux filets racolant les flammes. J’aime assez l’idée d’être un spectre. Je la réfléchis comme l’idée d’être la notoriété d’un monde sanguin, où par des veinules en circuits je pourrais arriver en lieu de Cité brandie dans le dard, et sans même aviser la Vie, rien qu’en y contestant la forme et le cadre. Mais cette Vie si repiquée en fond de corolles basanées, avec son lait d’épissure enfourné dans le bec, si avide de se sentir acceptée dans l’Etre, et si avide d’être en proie aux farces d’aurores bariolées sur la lippe d’une toute autre Beauté, pourrait-elle être le Double Monde, pourrait-elle être une double Terre, entre mains et lumières réprimées dans une liqueur d’Esprit. Laissez que je songe à des formes plus grasses, aussi noble qu’un mannequin de votre Race pourrait pincer un bouton de pue avec vos lèvres aussi grasses. C’est une mixture effritée dans votre Peau, et pour Temps de Vie l’enfance, même aïeule introduite à votre Beauté. Sans que je sache si bien ce qu’est la Vie, je m’y suis engorgé d’un Mannequin aux allures d’outre-berceau, et un sourire aussi doux que votre gâterie. Je vous aime, vous les hongres, sans que je ne déteste le fumet qui se déverse autour de vous même, et mes forces amplifiées par le Mal d’être en vous, d’être votre coiffure en bande, et si bien d’être pelotonnée dans vos échancrures de muscle. Mais vous savez, il n’y a pas de partage si bien fait entre distinctes parties de votre Corps, et bien autre tranches de ce qui en vous est humain. Je ne cesse de crier à l’oreille de vos bouches qu’il n’est pas de regard à dispenser, en ce qu’il y a dans le pur instant du regard un liman de couilles, et les couilles d’un héritier frottées sur le baliveau dont la couronne est enroulée comme un Œil en lime. Cessez de me repenser comme un pervers. Mon Existence s’est tracée dans un cours de races, et dans un cours de races aux milles tonnes d‘Esprit ! Et qu’est-il arrivé au Julien qui n’a eu de fil vivant qu’autrefois amolli, et qu’est la raison de vivre s’il n’y a pas plus de régie qu’il n’est la coulisse dans son Œil, avec des timbres froids sur la pente qui raisonne, et plus, en la Mort du feuillage sur la tresse trempée dans l’huile de son Œil biaisé. Sans le sentiment de quiétude, il n’est pas non plus le sentiment d’émeute, car pour le sentiment profond d’un Œil, tout est constamment à redouter, et ses fibres, inscrites, consignées à la vidange du Cerveau ne tremblent qu’une fois surgies aux premiers cartels de leur Vie. Si cette Vie réelle pouvait être incorporée à mon ombilic, j’en serais témoin de passion, car le reste n’est que masturbation, mais une masturbation d’enjeux et de taille, une masturbation insane et rebattue dans l‘Esprit, conséquemment encline à préparer le nouvel Etre. Julien

Mademoiselle, Je me plais beaucoup à me raconter des choses. Non des histoires à parts entières, simplement des contextes. Et dedans ! Des situations bien remplies de liens, d’états, et de lieux. J’aime tout particulièrement imaginer la contre-histoire de Julien, en ce que j’aime m’en unir au Sang, à l’orgueil de ces esprits qui agitent en moi des candélabres de Vie. Le Délire créateur de ces vies est aussi puissant qu’un colosse monté en trompe dans la sensualité d’un Homme. Généralement, il s’agit de fantasmes, de ce que je voudrais, ou j’aurais voulu vivre, absolument. Alors je viens d’avoir 21 ans et j’ai imaginé pour le jour de mon anniversaire des javeaux de douleur directement implantés à l’Esprit. Tout autant de fèves et d’alcools pour me célébrer, au milieu d’une bergerie de nymphes, et des galons d’or entourant le Monde, où la cervelle délicatement se brule sous une cascade d’eau fraiche, en branlant la gorge d’une jeune et jolie Fille. OUI ! OUI ! OUI ! Qu’est-il de plus délicieux que d’imaginer ensuite le nuage où dans la nue, il serait à être le plus beau de tout les Dieux. Imaginez. Une soirée éclairée, douillette, et mixte (…), et bien assez excitante. Les lumières sont douces, les garçons sont vertueux, les filles sont jolies et un arc en ciel traverse chaque nuque, allant de l’orbe en orbes jusqu’à son ancre fourrée sous une pluie de bière. Et il y a un beau gardien qui s’y musarde, et les filles palpent une huile onctueuse sur des feuilles de fer, allant vers ce bruit de lèvre gluantes contractées en avant jusqu’à dire un : Bisou Dieu. La Vie est trop bonne. Ensuite, que ferais-je de cette prérogative en profondeur de l’Esprit. La plupart du temps, rien, absolument RIEN. Car je guigne que la Vie a un double sens, je la sens double et d’où ce double temps se confond à son hétérogénéité : Il y a le sentiment d’une part et l’esthétique de l‘autre. Le sentiment existe à plein fouet. Il est enfourné dans l’Ame comme une tranchée de lames balayée dans la Gorge. Tout est fait pour, à des crans mouvant dans la Vie, vivre un sentiment, relié par des nasses multiformes à la sensation, à ce qui est pour le Corps, et qui advient jusque dans l’Esprit. Il faut comprendre qu’une dimension du sentiment se déploie d’un Mal jusqu’à un Bien. Il y a, du sentiment infect dans l’Homme, du sentiment ignoble qui développe dans un Cœur immoral, et s’en suit jusque dans les doigts indécis. Mais ailleurs, il y a du sentiment jouissif, du sentiment plus doux qu’une friandise, et bien assez suave pour être reçu dans l’Esprit. Cela sont des sentiments purs, qui existent à l’intérieur d’un Homme, qui existent dans les objets se mariant à Lui, et dans un cercle enveloppant les Corps d’où jaillie la volonté primitive lui-même. Mais je dis, le sentiment véritable provient du sentiment esthétique. Il faut se quérir de penser que l’esthétique transcende le sentiment fondamental, et donc aussi le transgresse. C’est faire de sa Vie une perfection que de lui rendre sa réalité la plus pure, et toute faite de beauté. Tout dans la Nature est prétexte de la relation humaine. Et quelle relation qui s’engage entre des Etres, avec son mouvement de rage enrobé d’une Peau maniant l’autre Peau, et cette raison de vivre soudain si claire quand dans l’Homme il y en a d’autres, et ces accointances emmêlées au paysage de panne d’où jaillit le Soleil. Avec imagée dans la tête son existence, juste l’Existence, avant l’interaction. Etre là où elle n’est pas, sans public, sans vagin, sans être parvenu et bien avant l’endroit même de son désir. Nous pourrions citer la jeune et jolie Fille, dont nous venons finement de branler la gorge. Qu’y a-t-il donc, en elle. 1. LA BAISER Nul débroussaillage n’est requit en vu d’expliquer ce que le Garçon veut baiser la Fille. (si tant est qu’elle satisfasse le cliché recherché.) Il y aurait ici du sentiment, car l’on intronise le support moral dans la décision que l’être peut et se sent faire lorsqu’il cherche à baiser. Lors donc qu’il baise, celui-ci se sent bien, et pour un être «  normal  », il faut lui concéder la norme qui existe en lui, et qui le rend plus voluptueux que lard dans lequel il pénètre, et si l’accès est clos pour lui, flapi sera-t-il pour que ne cesse en lui de monter des métrés de douleur jusqu’à expectorer le couperet qui débutera à infliger sa force dans les prochaines bouches d’une jeune fille, et le forcement masculin butera sur le Viol ! 2. L’AIMER Pour qui la sexualité s’émousse dans ce que l’Homme témoignera de la Femme, et donc s’isolera de ses bouches génésiques et dans les beaux yeux de cristal, donc, seront détruites. Il n’y aura que de l’Amour, purement de l’Amour. Peu importe la présence physique de celle qui existe. Elle existe. Et cette existence, si inflexible soit-elle, demeure dans les néants de cratères. Et donc, accordez qu’elle soit réelle, et que par cette réalité de l’Etre il y a de la Joie qui se boise dans ce qu’il y a d’abord pour la Vie, et ce qu’il y a pour une entrée coulissant dans son immortel. Cette belle fille n’est pas seulement l’Etre de désir, elle est surtout l’Etre de beauté. Se sentir près d’une Beauté n’est pas nécessairement se sentir près de la fille, donc il y a de se sentir en Elle, et consentir son désir à ne point s’évertuer dans la maladie torride et pulsionnelle, mais de se garder entièrement auprès d’un froid tendre et exsangue, où la maladie véritable devient celle d’un Esprit marmoréen à qui plus rien de réelle ne peut accéder. Le Sexe ainsi détruit tout. Il détruit son sceptre de cupidité comme il détruit l’espoir et la Beauté. Plus rien n’est dans la chair, plus rien dans un gland pourpre et moiré, ni même dans un vagin de sirop qui se déchire. Mais ensuite, l’Amour seul transcende la disparition. L’Amour reconstruit les vestiges d’une époque charnelle, reconstruit les temples sexuels d’un pervers à qui le lait coule entre les cuisses, et entre les Sangs reconstruire l’immondice de cette perfidie, de cette laideur organique qui a moussée dans le Désir d’un Animal.. Mais après ces débandades joyeuses qui ont remis l’Homme dans le sel de la perfection, lorsque prétendant l’horreur il n’y aura que des crépuscules de velours entre les jambes, avec le couronnement pour un rapport si sublime entre deux êtres promis à la béatitude dans un lacis de cristal, l’Amour, alors finira dans le Sexe. Julien

Julien Faure

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