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Lecture Fusées à la bibliothèque municipale de Lyon

samedi 23 juillet 2011, par Mathieu Brosseau dans la rubrique Projets et actus

Bibliothèque de la Part-Dieu, mercredi 19 octobre, 18 h 30.

Mathieu Brosseau, Benoît Casas et Mathias Pérez

Lectures

Mathieu Brosseau est un poète français né en 1977 à Lannion. Il est bibliothécaire à Paris. Il a publié dans de nombreuses revues, dont Action restreinte, L’Étrangère, Ouste, Libr_critique, Remue.net, Dock(s)… Il anime la revue en ligne www.plexus-s.net depuis 2006, fait partie du comité de rédaction d’Inuits dans la Jungle. Généalogie : Rimbaud-Artaud-Novarina. Dernières publications (2011) : La Confusion de Faust, Le dernier télégramme ; UNS, Le Castor astral.

Benoît Casas est né en 1969 à Caen où il vit. Il est traducteur, poète, éditeur (éditions Nous), photographe. Publications : L’Amant de Sophie, Prétexte, 2003 ; Diagonale, Nous, 2007 ; Ça me regarde (avec Yann Ricordel), Nous, 2009 ; Il était temps [suivi de] Cap, Wharf/Nous, 2010.

Mathias Pérez est peintre, directeur des éditions Carte blanche et de Fusées. Il est l’auteur de nombreux livres d’artiste (avec Christian Prigent, Jacques Demarcq, Raymond Federman, Philippe Boutibonnes, Cécile Wajsbrot…) Quatre monographies, dont une en 2009, ont été consacrées à son travail.

Tous trois font partie du comité de rédaction de la revue Fusées. Mathias Pérez l’a créée en 1997. En 2011 est sorti le numéro 19.

« Face au pré

Le pré s’ouvre devant nous, comme il a fait jadis, fenouil et prêle, pour Francis Ponge. Préalable à toute récollection ou composition ensemble de morceaux d’écritures enfilées, il ouvre son espace. Il fait préfixe et préambule à cela qu’on nomme « revue » parce qu’on y fait comparaître à la même inspection une mêlée de brins graphiques. Le volume leur prête, non pas une unité, mais une espèce de communauté transitoire pareille à celle que le pré propose à tant d’herbes disparates. Cette communauté se tisse par l’effet d’un goût, sans doute, qui n’est que l’apanage souverain du faiseur de revue. Mais elle survient aussi, en même temps et toujours, par la grâce d’une rencontre sans plus de rigueur visible que celle, dans un pré, de promeneurs occasionnels, de bestiaux, de champignons et de musaraignes. Entre des écrits, des dessins, des nuages et des pages blanches, il peut toujours surgir, sans souci de système, une vérité verte. C’est la vérité herbeuse des signes et signaux : nous avons un tel appétit de les fabriquer et de les brasser que nous aspirons sans cesse à les frotter les uns contre les autres – non pas comme des silex pour une étincelle, mais comme des luzernes, des chiendents et des trèfles pour une senteur froissée, humide et fugitive. Au lieu de sens, nous respirons cette senteur, et c’est alors qu’il se produit une exhalaison, une brume légère de vérité, une pluie fine de pollens capables de nous faire éternuer dans le vrai. Il suffit de cette secousse, et la préface fait face au pré. »

Jean-Luc Nancy pour Fusées n° 8, 2004.

Voir en ligne : http://mathiasperez.com/a-fusees.html

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