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	<title>Plexus-S</title>
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	<description>un site propos&#233; par Mathieu Brosseau</description>
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		<title>Cher ami,</title>
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		<dc:creator>Mathieu Brosseau</dc:creator>



		<description>Cher ami, Pardonne-moi de n'avoir donn&#233; gu&#232;re de nouvelles ces derniers temps mais, comme tu le sais, j'ai travers&#233; des moments difficiles. Ceux-ci ont affect&#233; le trajet intellectuel que je croyais &#234;tre le mien. Car tout trajet est &#224; l'&#233;preuve de la seule volont&#233;, n'est-ce pas ? Depuis fin mai 2011 je suis en guerre contre des syst&#232;mes. Contre ceux qui me racontaient jusqu'alors. Je me suis d&#233;cid&#233; &#224; ha&#239;r tout ce qui tourne et incessamment refait surface. Y compris, les nobles ambitions casse-dogmes qui (...)

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;01. Projets et actus&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher ami,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pardonne-moi de n'avoir donn&#233; gu&#232;re de nouvelles ces derniers temps mais, comme tu le sais, j'ai travers&#233; des moments difficiles. Ceux-ci ont affect&#233; le trajet intellectuel que je croyais &#234;tre le mien. Car tout trajet est &#224; l'&#233;preuve de la seule volont&#233;, n'est-ce pas ? Depuis fin mai 2011 je suis en guerre contre des syst&#232;mes. Contre ceux qui me racontaient jusqu'alors. Je me suis d&#233;cid&#233; &#224; ha&#239;r tout ce qui tourne et incessamment refait surface. Y compris, les nobles ambitions casse-dogmes qui &#233;taient les miennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc commenc&#233; par mettre un terme &#224; certaines de mes graves addictions, celles qui me permettaient de me croire aussi libre que lib&#233;r&#233; &#8211; voire lib&#233;rateur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, j'ai pris en d&#233;go&#251;t le syst&#232;me du milieu de la po&#233;sie contemporaine ainsi que sa mythologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute son ambition, sa fermeture et son quant-&#224;-soi. Je ne suis pas un ambitieux, cher ami, et je vomis l'entre-soi des soir&#233;es po&#233;tiques. De salons en lectures institutionnelles, de d&#238;ners int&#233;ress&#233;s en beuveries du mal-&#234;tre, toutes et tous se conjuguent pour croire et faire croire que la cr&#233;ation est un enjeu aussi spirituel que social et partant, font de leur &#233;criture un espace partageable, o&#249; les parties seraient &#224; comparer, un spectacle en somme ! Une mise en r&#233;sonance des priorit&#233;s de chacun afin qu'apparaissent au mieux les singularit&#233;s de tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et qui gesticulera le plus sur sc&#232;ne, gesticulera le mieux ! Et qui aura la voix qui porte fera autorit&#233; sur l'esprit. Une repr&#233;sentation donnant leur r&#233;alit&#233; aux d&#233;sirs. Leur fiction aux inquiets sans histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, nombre de po&#232;tes se plaignent de n'avoir ni auditeur ni lecteur ! Que le roman qui raconte a pris la place du po&#232;me qui sugg&#232;re. Que le r&#233;cit a pris tout l'espace de la lecture quand l'&#233;diteur est l&#224; pour proposer au plus grand nombre une sublimation de la vie propre en proposant des fictions impropres (c'est &#224; dire qui n'appartiennent &#224; personne en particulier et donc &#224; tous).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je rejette aujourd'hui toute forme de reconnaissance personnelle et narcissique par l'&#233;criture. Cela ne m'int&#233;resse pas. Et, je ne supporte plus les syst&#232;mes litt&#233;raires dans lesquels je me trouvais auparavant enferm&#233;. Les syst&#232;mes spirituels, voire stylistiques ou s&#233;mantiques &#224; l'int&#233;rieur desquels je faisais du m&#234;me sur le m&#234;me. Je tournais, tournais. A vouloir fuir, on se retrouve malgr&#233; tout, soi-m&#234;me, partout et o&#249; qu'on aille. C'est le poids de l'os, tu ne crois pas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai pas &#233;crit une seule ligne depuis fin mai 2011. J'ai refus&#233; toutes les lectures publiques qu'on m'a propos&#233;es. Et les rencontres &#8211; r&#233;elles ou imagin&#233;es &#8211; avec des &#233;crivains me fatiguent. Ne nous mentons en rien : l'&#233;poque n'est plus &#224; la po&#233;sie ni aux po&#232;tes. N'appartenons plus aux syst&#232;mes poussi&#233;reux, ceux qui nous font traverser des territoires d&#233;j&#224; conquis ! Et, par avance, j'ai piti&#233; de ceux qui s'en diront les propri&#233;taires ! Quiconque se r&#233;clamant ouvertement po&#232;te est pour moi un imposteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Surtout lorsque celui-ci s'inscrit socialement comme tel. Ces po&#232;tes officiels s'investissent dans un syst&#232;me comme ils pourraient ouvrir un compte en banque. De la po&#233;sie, ils font leur profession. Ils s'inscrivent au monde et s'interrogent sur un mode d'habitation de celui-ci. Et ils parlent de langue et de fracture mallarm&#233;enne. Et ils ressassent. Il n'y a pas eu d'avanc&#233;e depuis trop longtemps, ni sur le plan th&#233;orique ni sur le plan esth&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et tu vois, cher ami, je me sens trop faible pour appr&#233;hender tant&#244;t ce d&#233;sert, tant&#244;t ces impostures. Alors, j'essaie de ne pas y penser trop. C'est pourquoi, je n'ai plus donn&#233; de nouvelle ces derniers mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reviendrai-je un jour en &#233;criture ? Certainement. Continuerai-je &#224; publier sur Plexus-S ? Sans doute car je ne renie aucunement les &#233;tapes pass&#233;es m&#234;me si j'en d&#233;nonce l'esprit. Je ferai &lt;i&gt;m&#233;moire&lt;/i&gt;. Et je donnerai encore place aux voix &#233;quivoques, celles qui ne se servent pas du texte pour prouver leur ambition ou tracer leur trajet ! Car, r&#233;p&#233;tons-le, tout trajet est &#224; l'&#233;preuve de la seule volont&#233; et le seul destin qui soit est celui du syst&#232;me clos des langues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tous les cas, je ne reviendrai jamais en litt&#233;rature, en ce sens o&#249; je ne participerai plus &#224; la soci&#233;t&#233; des litt&#233;rateurs, si sensible aux mouvements de modes. Je ne crois pas en leur fiction, inscrite dans une d&#233;marche ET dans un temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les litt&#233;rateurs se trompent et c'est une fr&#233;n&#233;sie libidinale &#8211; imm&#233;diate &#8211; qui guide leur stylo. Leur reflet, l&#224; dans le miroir, les &#233;moustille. Ils se plaisent &#224; eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, les syst&#232;mes, les toxiques rassurants, les lectures publiques, les ambitions, la communaut&#233; d'int&#233;r&#234;ts intellectuels, les psychotropes, les retours d'ascenseur, mim&#233;tisme et &#233;change de bons proc&#233;d&#233;s, le narcissisme (d&#233;faut si bien tol&#233;r&#233; en soci&#233;t&#233; ! puisque chacun a ses int&#233;r&#234;ts personnels &#224; pr&#233;server), tout cela, vraiment ce n'est plus pour moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu sais, vers 16 ans, j'ai rencontr&#233; puis c&#244;toy&#233; un groupe de jeunes gens, presque de mon &#226;ge, au pouvoir de persuasion intense, aux traits marqu&#233;s par une r&#233;volte qui ne disait pas encore son nom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils se disaient po&#232;tes eux aussi ! Mais je leur ai pardonn&#233;s depuis tant le fantasme de la transfiguration po&#233;tique habite la jeunesse. Ils repr&#233;sentaient aussi pour moi le d&#233;sir de r&#233;volution mentale perp&#233;tuelle, le souhait d'un refus d'&#234;tre et d'un soi &#224; muter sans cesse, en vue de se lib&#233;rer des syst&#232;mes. Or la r&#233;volte est aussi un syst&#232;me en soi qui a ses codes et ses lois, tu le sais bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De cette rencontre, j'ai th&#233;oris&#233; et mis en pratique l'identit&#233; mouvante et fuyante, par cons&#233;quent ind&#233;finissable. Une transpersonnalit&#233;, en quelque sorte. Or qu'y a-t-il de plus instable et destructeur psychiquement au final que ceci ? D&#232;s que j'&#233;tais, ou prenais conscience d'un syst&#232;me me d&#233;finissant, je l'invalidais de suite, prenant une posture nouvelle, pas encore exp&#233;riment&#233;e par moi. Une suite de masques fa&#231;onnait alors ma personnalit&#233; censur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai plus jamais revu ces jeunes gens. Je n'en ai pas pour autant &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; du sillage, le leur, dans lequel ils m'avaient plac&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis j'ai tent&#233; d'investir le champ po&#233;tique contemporain en veillant &#224; me placer hors-cadre. Sans doute, et je le reconnais aujourd'hui, dans une vis&#233;e narcissique masturbatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu sais bien, cher ami, que l'incarnation de l'ailleurs est &#233;ph&#233;m&#232;re. Et n'a qu'un temps. Aussi, bien s&#251;r &#233;tais-je dans l'erreur. La m&#234;me erreur de celui qui pense pouvoir rendre captif &#8211; pour de bon &#8211; ce qui n'a pas encore &#233;t&#233; formul&#233;, ce qui n'est pas encore advenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce sens, j'ai voulu, un moment, &#234;tre fr&#232;re de ceux qui tentent d'attraper l'in&#233;narrable. De ceux qui coulent l'expression de l'&#234;tre dans un processus esth&#233;tisant qui raconte ce qui se dit &lt;i&gt;avant &lt;/i&gt; le r&#233;cit, &lt;i&gt;avant &lt;/i&gt; l'histoire, pr&#233;cis&#233;ment &lt;i&gt;avant &lt;/i&gt; ce qui m'&#233;tait auparavant intol&#233;rable : la d&#233;finition et ce qui fait m&#233;moire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aussi, me suis-je noy&#233; dans les toxiques pour oublier ce qui me formulait. Et tu le sais bien, je me tuais et me violais, j'asphyxiais tout ce qui pouvait me donner nom. Je me tranchais les bras, je parasitais ma parole par des associations d&#233;l&#233;t&#232;res. Dans la terreur absolue, sans doute, d'assumer mon propre &#234;tre-au-monde, mon &#234;tre-l&#224; qui demeurait pourtant l'&#233;vidence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, j'ai admir&#233; les fous, ceux que l'on dit fous, croyant qu'ils &#233;taient les libres, les seuls insoumis d'un syst&#232;me de reconnaissance social que je rejetais. Et je me suis mis &#224; croire que j'&#233;tais comme eux, d&#233;structur&#233;, au point d'arriver &#224; casser les dogmes, passant par l'informul&#233;. Renouvelant la formule magique pr&#233;c&#233;dant la structure de tout r&#233;cit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et grand fou que je croyais &#234;tre, je suis pass&#233; d'&#233;diteur en &#233;diteur, souhaitant &#234;tre lu par le plus large public. Je leur proposais ma belle parole, celle qui se voulait pr&#233;c&#233;der l'histoire, &#234;tre la pr&#233;-formule de toute narration mais qui, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, ne consistait qu'en l'accouchement d'une non-d&#233;finition de soi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'une souris, puis-je dire aujourd'hui, car je n'ai rien d'un fou ! Les m&#233;decins m'ont cru autant que j'y ai cru ! Ils ont donn&#233; raison &#224; la fiction dans laquelle je m'inscrivais. Et, vois-tu cher ami, faisant cela et participant indirectement &#224; ma po&#233;tique, alors en phase d'avortement, ils favorisaient justement ce que je refusais : ils me donnaient d&#233;finition et m'offraient la possibilit&#233; d'avoir une figure sociale !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Validant ma proposition, mon fantasme de folie, ils m'ont apport&#233; sans le savoir ma propre contradiction. Je devenais le fou du syst&#232;me social que j'avais moi-m&#234;me fantasm&#233;. Je devenais l'inconnu dans l'&#233;quation, c'est-&#224;-dire celui qui est &#224; trouver et par voie de cons&#233;quence, &#224; tuer !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'&#233;tais alors pi&#233;g&#233; et pour unique tr&#233;sor de guerre demeuraient mes quelques po&#232;mes, mes quelques pages qui, en quelques moments de gr&#226;ce d&#233;li&#233;s, avaient &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233;s par un esprit sinc&#232;rement obs&#233;d&#233; par sa libert&#233; mais qui, &#224; force de se d&#233;battre, &#233;tait plus que jamais &#233;treint par le langage du temps, celui qui nomme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je me suis ainsi lass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, las de ce petit jeu, j'ai compris que s'il y avait po&#233;sie, elle se devait d'&#234;tre sans t&#233;moin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes remarques concernant le champ po&#233;tique contemporain &#233;manent de cette simple id&#233;e : je vois parmi les &#233;critures d'aujourd'hui de vaines tentatives de se ressentir singulier au sein du brouillard du multiple. C'est au stade du miroir qu'ils se trouvent, les po&#232;tes, tous imbriqu&#233;s qu'ils sont les uns dans les autres, sans m&#234;me parvenir &#224; se voir entre eux ! Et sit&#244;t qu'ils se d&#233;couvrent quelques diff&#233;rences, ils revendiquent la forme trouv&#233;e, ce qui les distingue des autres, leur &#171; style &#187; dit-on, comme on placerait en haut des tours, le pavillon et ses armures&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, dans toute cette confusion des soi et des inspirations, des revenances et des g&#233;n&#233;alogies, il s'agit pour ces po&#232;tes de se d&#233;terminer, c'est-&#224;-dire de prendre position en fonction des autres et de leur strat&#233;gie. Cela, tout en se d&#233;clarant libres et sans attache. Or, comme disait l'autre, qui agit contre, agit selon. N'es-tu pas d'accord ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, comment se singulariser dans un milieu qui n'int&#233;resse personne et ce faisant augmente la vitalit&#233; narcissique du plus grand nombre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ma part et suite au seul constat que je me devais d'&#234;tre dans un seul corps et dans un seul temps, que je n'ai pas choisis (l&#224; r&#233;side la premi&#232;re d&#233;ception de l'enfant qui se veut tout-puissant), j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; m'inscrire dans le simple syst&#232;me que me proposent les jalons de mon histoire et la langue qui me permet de la dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce syst&#232;me est simple, je le refusais nagu&#232;re mais il m'offre aujourd'hui la possibilit&#233; de vivre &#224; partir des blessures que je me suis faites au temps o&#249; je me refusais encore &#224; cette &#233;vidence absurde : nous ne sommes l&#224; que pour un temps, une lettre nous habite, ici, c'est le moment de baisser les armes et d'entrevoir l'id&#233;e d'une mort heureuse. De se lier &#224; elle, de sorte de se lib&#233;rer des peurs du vivre et des duels intra-syst&#232;me provoqu&#233;s par l'illusion d'une langue qui aurait le pouvoir de s'affranchir de la vie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faisons donc la paix en-soi et entre-soi car tout cela n'&#233;tait que fiction et qu'advienne le temps non-litt&#233;raire d'un renouvellement du syst&#232;me spirituel que nous incarnons ici et ceci &#224; partir d'un autre syst&#232;me, d'un nouveau complexe encore inconnu aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon rejet actuel de toute po&#233;tique mystificatrice, de celle qui donne leur nom aux histoires personnelles et aux postures sociales, ne doit en aucun cas te faire penser que mon amiti&#233; pour toi s'est &#233;chapp&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette amiti&#233;, je te la renouvelle encore aujourd'hui avec force et sa stabilit&#233;, crois-moi, est plus actuelle que jamais. Elle n'est pas soumise aux vicissitudes de mes humeurs d'ancien r&#233;volt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mathieu&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lecture de Ici dans &#231;a par Mathieu Brosseau et JL Baille</title>
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		<dc:creator>Mathieu Brosseau</dc:creator>


		<dc:subject>Mathieu Brosseau</dc:subject>
		<dc:subject>Ici dans &#231;a</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Louis Baille</dc:subject>
		<dc:subject>Revue Fus&#233;es</dc:subject>

		<description>C'&#233;tait &#224; Lyon, &#224; la Biblioth&#232;que Municipale, fin octobre je crois. Une lecture de &quot;Ici dans &#231;a&quot;, quelques extraits d'un livre &#224; venir. Mathieu Brosseau Lecture from Mathias P&#233;rez on Vimeo.

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;02. Multim&#233;dia&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Mathieu Brosseau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Ici dans &#231;a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;Jean-Louis Baille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Revue Fus&#233;es&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mathieubrosseau.com/IMG/arton98.jpg&quot; width='150' height='37' style='height:37px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait &#224; Lyon, &#224; la Biblioth&#232;que Municipale, fin octobre je crois.
Une lecture de &quot;Ici dans &#231;a&quot;, quelques extraits d'un livre &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/33305758?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;302&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/33305758&quot;&gt;Mathieu Brosseau Lecture&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/user6603274&quot;&gt;Mathias P&#233;rez&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un homme plein de sens</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Fern</dc:creator>



		<description>un homme plein de sens (1) UN parmi tant d'autres en plusieurs &#233;l&#233;ments qui se subdivisent en parties de plus en plus fines m&#234;me sans jambes en l'air bref HOMME c'est-&#224;-dire venant d'homo ayant donn&#233; l'impersonnel dans la langue o&#249; il tente justement de se tirer de sa propre c&#244;te man&#339;uvre d&#233;licate s'il en est PLEIN de canon dans les oreilles &amp; d'au moins 65 % d'eau de mots de taches de rousseur ancienne et en prime pouvant contenir des traces DE pas rien mais qui p&#232;se pas lourd sauf &#224; y &#234;tre comme (...)

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;99. Plexus-S, auteurs invit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;un homme plein de sens (1)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;UN
parmi tant d'autres en plusieurs &#233;l&#233;ments qui se subdivisent en parties de plus en plus fines m&#234;me sans jambes en l'air bref&lt;/p&gt; &lt;p&gt;HOMME
c'est-&#224;-dire venant d'&lt;i&gt;homo &lt;/i&gt; ayant donn&#233; l'impersonnel dans la langue o&#249; il tente justement de se tirer de sa propre c&#244;te man&#339;uvre d&#233;licate s'il en est&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PLEIN
de canon dans les oreilles &amp; d'au moins 65 % d'eau de mots de taches de rousseur ancienne et en prime &lt;i&gt;pouvant contenir des traces&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;DE
pas rien mais qui p&#232;se pas lourd sauf &#224; y &#234;tre comme on dit dans ses petits souliers quand d&#233;vide son fil depuis qu'il se pavane cherche une contenance de quoi donner&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SENS
ou le contraire selon les circonstances l'essentiel &#233;tant de faire sensation si possible avec d&#233;cence mais sans aucune garantie vu l'absence g&#233;n&#233;ralis&#233;e sur les bords et m&#234;me au milieu&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Apollinaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Page d'usure</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article96</link>
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		<dc:date>2011-11-01T12:34:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mich&#232;le Dujardin</dc:creator>



		<description>Page d'usure, m&#226;ch&#233;e : relief ras, de frottements et de redites. Comment tenir ici, o&#249; le bois fait jour par le milieu du mot. De loin en loin son petit cri de verre. Le mot. Sa petite ossature tr&#233;buchante. L'air lui p&#232;se. Le pile dans les marges. Serr&#233;e comme une pierre, d'un bord &#224; l'autre de la table, cette enclave mutique, cet espace d'un ent&#234;tement qui refuse en bloc, passionn&#233;ment. Le refus est au centre, poing ferm&#233;, jointures blanches. Front massif de d&#233;p&#244;ts et d&#233;blais, en passe de rupture de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Page d'usure, m&#226;ch&#233;e : relief ras, de frottements et de redites. Comment tenir ici, o&#249; le bois fait jour par le milieu du mot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De loin en loin son petit cri de verre. Le mot. Sa petite ossature tr&#233;buchante. L'air lui p&#232;se. Le pile dans les marges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serr&#233;e comme une pierre, d'un bord &#224; l'autre de la table, cette enclave mutique, cet espace d'un ent&#234;tement qui refuse en bloc, passionn&#233;ment. Le refus est au centre, poing ferm&#233;, jointures blanches. Front massif de d&#233;p&#244;ts et d&#233;blais, en passe de rupture de charge sous l'&#233;clairage artificiel : un paysage se cherche, dans les m&#233;andres, les faux bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout il y a le calme, le repli. Un lit avec ses murs droits, ses chiens de fusil, ses mains jointes. Puis les noeuds qui se d&#233;font, le roulis, la dilatation d'une fontaine. L'intuition folle, lorsqu'on la d&#233;racine du plan. Et ce long travail d'&#233;l&#233;vation des perpendiculaires &#224; la plinthe, toi seul &#224; seul, sur la branche infinie d'un arc param&#233;tr&#233; par la nuit : une g&#233;om&#233;trie des imaginaires, au regard perdu de transparence, et dont chaque point est un baiser br&#251;lant. Jusqu'&#224; la courbure totale des surfaces courbes, tu sais, &#224; ce point d'inflexion qu'on ne voit pas deux fois, o&#249; se fait en entier la saisie m&#234;me du corps, si tant est que de la bouche, de la main, chacune de ses parties a bien &#233;t&#233; aim&#233;e. La r&#233;compense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant il y a la page.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'usure. Efflanqu&#233;e sous laisses, d&#233;lit&#233;e comme ardoise. Au model&#233; pauvre : rature-s&#233;pulture, s&#233;pulture-rature. Ses gr&#232;ves impr&#233;visibles, l&#224;, sur le bureau variable. Qui fait corps petitement avec les os et la chair de poule, les lunettes et le dos rond. Les pas jusqu'&#224; la porte. Le parquet ravin&#233;, les mains froides. Le temps dans sa glissi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dehors est &#224; la vieillesse, &#224; la rapidit&#233; des ombres. La t&#234;te est creus&#233;e d'air, fleuve de face : son appel, sa succion, sa fen&#234;tre d'&#233;paule o&#249; le front presse. Fleuve par le couloir d'une mer qui remonte, flaire le vide, d'embl&#233;e curieux. Charrie l'impuissance, avec force. Traverse la t&#234;te, &#224; ciel ouvert, emporte mots de style sable, ou &#238;le basse. Ou graviers : maigres proies pour l'&#233;cholalie, le bab&#233;lisme du vent qui efface l'id&#233;e d'un rivage, ou d'une marge timide : &#233;crire voudrait bien toute la place. Toute la place des mots. Toute la place du corps. Toute la place du paysage. Toute la place de la vie, mais. Tu sais ce que c'est, aller au simple : sans souffle, par le chemin des cimes. Pour un &#233;clat de quartz le temps d'un cillement, en ne gardant que les blessures et la soif : demande &#224; ta page &#233;puis&#233;e. Regarde la. Demande lui si. Tu verras. Demande lui comment. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et racle les spirales &#224; la mine bleu noir. Occup&#233;-inoccup&#233;-d&#233;soccup&#233;. &#192; r&#233;fl&#233;chir la roche par contre coup passif, suspendu &#224; l'&#233;v&#233;nement inou&#239; : une rencontre toi-moi pourquoi pas, mais sourde, blanche, dans un brouillard aveugl&#233;, sur un sol qui ne porte pas. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enclos rude, ensauvag&#233;, de morts que tu ne connais plus : page r&#233;siste. Avec toutes les mani&#232;res, la politesse de la mort qui pose, souple et solide, fier tenseur d'inertie &#224; l'aplomb de l'interligne, brillant l&#233;g&#232;rement hors de son nom cendreux. L'oeil se d&#233;tourne, glane un chaume dans les nuages : brusque, l'immensit&#233; du jour, le ruissellement, la perte des eaux, ce qui d&#233;b&#226;cle au froissement du papier : un vers blanc qui s'invagine, fait flop, oeuf clair. Tombe avec un soupir. Infinitif de l'obstination : &#233;liminer, gratter, raturer, recommencer, vieillir. Traquer l'absence d'un rien qui se multiplie dans les angles. Mais le seuil, l'impact : battance et broyage sur ces cahiers instables, d&#233;j&#224; fissur&#233;s par l'appel au vide, le splash, la foudre m&#234;me. Sueur et sperme aux heures de mar&#233;e, eau de pluie ou larmes, qui s'ins&#232;rent comme corps &#233;trangers dans la p&#226;te de terre, le bois &#224; m&#226;cher. Mains et voix au secret. Sans secours pour la boule de mot ferm&#233;e, grain de granit nu, stup&#233;fi&#233; dans le mental fixe. D&#233;coh&#233;sion et plan de cassure, danger. Ou migraine : t&#234;te prise, sutures d&#233;brid&#233;es : contractions folles du muscle de la nuit, celle d'hier, qui fut le sang arm&#233; du pilon &#224; paroles, une sorte de joie. Si tu te souviens. Et doux gliss&#233; de m&#233;moire dans l'&#233;ther et le camphre, le long de sa branche ma&#238;tresse, tout son dire perclus et nul, lib&#233;r&#233; du r&#233;el comme d'un souffle...et peut-&#234;tre de l&#224;, cette forme en ossement des cailloux sur la berge, ceux qui ont des orbites o&#249; tu passes les doigts, caillots mornes qui tournent dans le haricot de m&#233;tal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;thode de la descente infinie : trouver dans un ensemble noir, textuel, non d&#233;montrable, nerveusement grossi, le petit &#234;tre verbal stationnaire, qui vagit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'&#233;chapper avec lui. M&#234;me fou &#224; penser, impossible &#224; taire, impossible &#224; soigner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Se plaquer contre lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tenir. Respirer noy&#233;, les poumons embras&#233;s par ses cris. Fuir les pages avec lui, les maigres chenaux les horizons lessiv&#233;s : ne pas le l&#226;cher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne jamais l'abandonner &#224; la langue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le rapport des avalements</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article95</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article95</guid>
		<dc:date>2011-10-17T08:03:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arno Calleja</dc:creator>



		<description>Si tu veux c'est simple le vent, c'est une masse de gaz en mouvement &#224; la surface d'un plan, &#224; la surface d'une plan&#232;te. Et il y a comme pour toutes choses il y a des mouvements violents et il y a des mouvements doux, voil&#224;. Mais les vents les plus violents soufflent sur Neptune, sur Neptune et sur Saturne ils soufflent, mais pas par ici. Si tu veux le vent vient d'un frottement, c'est le frottement de l'&#233;nergie solaire d'avec la rotation de la plan&#232;te, c'est le frottement des deux qui cr&#233;e le vent, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si tu veux c'est simple le vent, c'est une masse de gaz en mouvement &#224; la surface d'un plan, &#224; la surface d'une plan&#232;te. Et il y a comme pour toutes choses il y a des mouvements violents et il y a des mouvements doux, voil&#224;. Mais les vents les plus violents soufflent sur Neptune, sur Neptune et sur Saturne ils soufflent, mais pas par ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si tu veux le vent vient d'un frottement, c'est le frottement de l'&#233;nergie solaire d'avec la rotation de la plan&#232;te, c'est le frottement des deux qui cr&#233;e le vent, quelque part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si tu vas par l&#224; ce qui fait le vent, pr&#233;cis&#233;ment, c'est l'&#233;cart dans ce frottement, c'est l'&#233;cart de temp&#233;rature entre l'&#233;quateur et les p&#244;les, qui cause une diff&#233;rence de pression, &#224; la surface, de l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la terre en rotation vient taper dans la pression, dans la diff&#233;rence de pression, et c'est &#231;a qui fait d&#233;vier la masse du flot de l'air qui du coup avance et tu as du vent, si tu veux, tu as des circulations d'air de vent de bises de tornades de cyclone d'anticyclone de d&#233;pressions, quelque part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l&#224;-dessus c'est la variation, c'est &#224; dire que l&#224;-dessus le rayonnement solaire varie, parce que chaque point de la terre re&#231;oit l'&#233;nergie solaire diff&#233;remment, &#224; savoir que l'&#233;nergie est absorb&#233;e diff&#233;remment selon la surface de la terre, par exemple selon qu'une mer, selon qu'un d&#233;sert, selon qu'une for&#234;t, selon que de la neige, selon qu'et caetera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La diff&#233;rence de pression d&#233;place l'air et fait le vent sur terre, mais la terre tourne sur son axe, et la force est proportionnelle &#224; la vitesse de l'air d&#233;plac&#233;, alors l'air sera d&#233;plac&#233; vers la droite dans l'h&#233;misp&#232;re Nord, et l'air sera d&#233;plac&#233; vers la gauche dans l'h&#233;misph&#232;re Sud. C'est normal. Au Nord les vents tournent donc dans le sens des aiguilles d'une montre, autour d'un anticyclone, et dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une d&#233;pression, et pour l'h&#233;misph&#232;re Sud c'est l'inverse, les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone, et dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une d&#233;pression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et maintenant &#233;coute bien : tu vas lever la t&#234;te, et tu l&#232;ves la t&#234;te et tu vois au devant de tes yeux tu vois quoi, tu vois la galaxie, la voie lact&#233;e, qui est notre galaxie, et la voie lact&#233;e qu'est-ce qu'elle a, elle a les &#233;toiles, et tu sais combien, elle est compos&#233;e de cent milliards d'&#233;toiles, tu y crois ou pas mais notre galaxie est compos&#233;e de cent milliards d'&#233;toiles, c'est comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et maintenant tu vas baisser la t&#234;te, et tu baisses la t&#234;te et tu regardes en arri&#232;re de tes yeux et tu vois quoi, tu vois ton cerveau, arno, ou ta cervelle, tu vois ta cervelle gis&#232;le, et ta cervelle elle a quoi, oui elle a les neurones, elle est compos&#233;e de quoi ta cervelle elle est compos&#233;e de neurones, et combien, cent milliards de neurones.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et alors tu vois o&#249; je veux en venir : cent milliards d'&#233;toiles, cent milliards de neurones, les pareils cent milliards. Tu imagines un peu. Mais continuons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au milieu de notre galaxie, tu sais ce qu'il y a au milieu de notre galaxie, au suppos&#233; milieu, il y a un trou noir, un trou noir hyper massif qui avale tout, tout ce qui se pr&#233;sente &#224; lui, qui avale la nuit et qui avale le temps et qui avale la mati&#232;re et qui avale la causalit&#233; elle m&#234;me. Imagine, qui avale les lois m&#234;me de la physique, les lois de la physique aval&#233;es dans un grand Rien, comme &#231;a, au centre de notre galaxie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et continuons. Au milieu de notre cerveau, tu me suis, au suppos&#233; milieu
il y a aussi, comme par hasard, un trou noir, un trou noir
qui avale la sensation de soi, qui avale l'identit&#233; et qui avale le langage m&#234;me. Et ce trou noir, qui est physiologiquement le troisi&#232;me ventricule, entre les deux h&#233;msiph&#232;res, est comme une bo&#238;te, une bo&#238;te au bout du canal central de la moelle &#233;pini&#232;re, qui est la bo&#238;te des nerfs subtils du cr&#226;ne, o&#249; mac&#232;re le liquide c&#233;phalo-rachidien, o&#249; baigne la substance grise. Et continuons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;toiles, les cent milliards d'&#233;toiles, elles sont en mouvement, en rotation lente autour du centre de notre galaxie, c'est normal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De m&#234;me pareil, autour du centre de notre cerveau, les phrases sont en rotation lente, elles tournent, dans l'h&#233;misph&#232;re gauche les phrases tournent dans le sens des aiguilles d'une montre, et dans l'h&#233;mispt&#232;re droit les phrases tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est normal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais au bord du trou, au bord du trou noir quand elles sont aspir&#233;es, avant d'&#234;tre aval&#233;es, il faut savoir que les &#233;toiles ne tournent plus lentement en rotation mais qu'elles tombent, si l'on veut, elles tombent sur les bords du trou noir et en spirale, elles tombent en spirale, avant d'&#234;tre aspir&#233;es dans le c&#339;ur et d'&#234;tre aval&#233;es massivement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et de m&#234;me pareil, au bord du trou noir de notre cerveau, les phrases aussi sont attir&#233;es et dans leur attirance les phrases ne tournent plus lentement elles ne tournent plus ni &#224; gauche ni &#224; droite mais elles tombent et elles tombent en spirale, en spiralant en vrillant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et le mouvement de spirale, il faut bien le dire, c'est tout de m&#234;me une mani&#232;re d'y aller sans trop vouloir y aller, c'est &#224; dire qu'on tourne sans s'approcher vraiment du fond, d'o&#249; les d&#233;tours de spirale de vrille, qu'on comprend.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et dans la vrille, justement, c'est souvent le moment o&#249; la phrase se radicalise et perd sa ponctuation et devient une phrase flux, une phrase de flux spiral&#233;, auto dirig&#233;e, qui tombera aval&#233;e, dans l'hyper masse du trou noir du cerveau, dans la bo&#238;te du troisi&#232;me ventricule, mais tombera sans ponctuation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et que ce mouvement en spirale des &#233;toiles aval&#233;es soit le m&#234;me mouvement que le mouvement discursif des phrases de langage en spirale aval&#233;es et que vice versa, le mouvement des phrases attir&#233;es par la bo&#238;te noire tombent dans le m&#234;me mouvement spiral&#233; que celui des &#233;toiles attir&#233;es par un trou noir n'emp&#234;che pas que, par ailleurs, une &#233;toile puisse mourir toute seule, suicid&#233;e, si elle n'a plus d'hydrog&#232;ne elle meurt de ne plus pouvoir produire son &#233;nergie de subsistance l'&#233;toile meurt et en mourant, d'ailleurs, lib&#232;re une lueur qui le plus souvent donnera naissance &#224; une autre &#233;toile, une &#233;toile &#224; protons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui n'emp&#234;che pas non plus qu'une phrase qui n'a plus d'oxyg&#232;ne meure, de son c&#244;t&#233;, sans m&#234;me &#234;tre aval&#233;e par un trou noir, quand elle ne peut plus produire son &#233;nergie de subsistance son oxyg&#232;ne s'&#233;puise la phrase meurt et en mourant elle lib&#232;re un silence, un silence qui pourra donner naissance &#224; une autre phrase mais le plus souvent qui donne naissance &#224; un geste, c'est plus simple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais quand c'est dans le trou noir que &#231;a se passe, il y a toujours un moment, juste avant, juste avant l'avalement, juste avant l'avalement de l'&#233;toile par le trou noir galaxique ou juste avant l'avalement du neurone par le trou noir c&#233;phalique, il y a toujours un moment o&#249; vient souffler un grand vent, un dernier grand vent, il y a un moment, toujours, o&#249; un jet vient, provient, un jet de vent de tornades de cyclone sort du trou noir et souffle les cent milliards de neurones, remu&#233;s, dans le grand vent, au bord du trou noir, d'o&#249; partent les cent milliards de neurones, comme des oiseaux, et se relient au cent milliards d'&#233;toiles, les cent milliards de neurones du cerveau se relient au cent milliards d'&#233;toiles de la voie lact&#233;e et la membrane se tend, entre eux, entre les cent milliards respectifs, la membrane est tendue, chaque point neuronal accroch&#233; &#224; chaque point d'&#233;toile tend la grande membrane tendue au maximum tendue &#224; mort, et alors l'avalement commence, par les bords puisque, puisque, d'un c&#244;t&#233;, d'un c&#244;t&#233; l'extr&#233;mit&#233; de la membrane s'entortille dans le trou noir, galaxique, o&#249; les plus proches &#233;toiles sont aval&#233;es et de l'autre, de l'autre c&#244;t&#233; &#224; l'oppos&#233;, l'autre bout de la membrane s'entortille aspir&#233; dans le trou noir du coeur du cerveau, o&#249; les neurones les plus proches sont aval&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la membrane d'un c&#244;t&#233; de l'autre de chacun des deux trous noirs est aspir&#233;e aval&#233;e au fond de chacun des deux trous noirs si bien que la mati&#232;re de la membrane apr&#232;s avoir &#233;tait tendue &#224; mort, se r&#233;duit, au fure et &#224; mesure de l'avalement de l'espace-temps par les deux trous noirs des deux extr&#233;mit&#233;s, si bien que notre univers se r&#233;duit, aval&#233; et dig&#233;r&#233; par les bouts, mais dig&#233;r&#233; par quoi, par deux anti estomacs, au centre notre univers se r&#233;duit se r&#233;duit se r&#233;duit pour arriver &#224; quoi, pour arriver &#224; un tout petit plan un petit plan de portion, et &#224; ce moment l&#224; les deux trous noirs se redressent, dans l'espace, quelque part, et ils avancent, l'un vers l'autre, ils avancent en avalant, tout ce qui se pr&#233;sente, enfin tout ce qui reste, jusqu'au moment o&#249; les deux trous noirs massifs se retouvent l'un l'autre, face &#224; face, yil n'y a plus qu'eux, comme un seul homme, et attir&#233; l'un par l'autre s'abouchent l'un &#224; l'autre, face &#224; face, comme deux trous d'&#233;vier verticaux, deux trous d'&#233;vier s'avalant l'un l'autre et s'&#233;vacuant l'un dans l'autre, amoureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous avez des questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AH, NOS AMOURS !</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article94</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article94</guid>
		<dc:date>2011-10-06T08:00:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Prigent</dc:creator>



		<description>1 (1994 : autoportrait patheux) Madame je ne vis qu'en &#233;tonnement Furieux en ahuri primal ou cong&#233; Nital mon &#339;il furibond natif il s'en Fonce et me recule assez loin enrag&#233; Du monde ibinunc pos&#233;. Au-dessus du gla Cis de flotte asphyxi&#233; gigotant pour pas Couler. &#192; ma p&#233;riph&#233;rie : t&#233;tanos D'espacetemps dans la cuirasse os Tensible des significations. Acta : Professeur en explicitation d'&#233;moi Abstracteur de ma quintessence extra (Con)testeur de mes donn&#233;es comprenez-moi. 2 (ssq : d&#233;claration) (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(1994 : autoportrait patheux)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame je ne vis qu'en &#233;tonnement
&lt;br /&gt;Furieux en ahuri primal ou cong&#233;
&lt;br /&gt;Nital mon &#339;il furibond natif il s'en
&lt;br /&gt;Fonce et me recule assez loin enrag&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du monde ibinunc pos&#233;. Au-dessus du gla
&lt;br /&gt;Cis de flotte asphyxi&#233; gigotant pour pas
&lt;br /&gt;Couler. &#192; ma p&#233;riph&#233;rie : t&#233;tanos
&lt;br /&gt;D'espacetemps dans la cuirasse os&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tensible des significations. Acta :
&lt;br /&gt;Professeur en explicitation d'&#233;moi
&lt;br /&gt;Abstracteur de ma quintessence extra
&lt;br /&gt;(Con)testeur de mes donn&#233;es comprenez-moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq : d&#233;claration)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame aujourd'hui l'&#234;tre qui mange sur
&lt;br /&gt;Moi c'est vous l'hypoth&#232;que &#224; droit de fourchette
&lt;br /&gt;Dans mon assiette ibi &amp; nunc a votre ur
&lt;br /&gt;Ticante action je pompe &#224; vos robinette&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ries la vie. Madame l'ange qui met ses
&lt;br /&gt;Doigts en plume avec art tout au fond de moi
&lt;br /&gt;Ou l'oie qui picore infiniment mon foie
&lt;br /&gt;(Pouah pouah son caca cracra dans les&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tissus textures ou mati&#232;res de vi
&lt;br /&gt;Talit&#233;s lubrifi&#233;es picotis ou trous
&lt;br /&gt;Sur derme de poule emmerd&#233;e d'ango qui
&lt;br /&gt;Furent moi !) Madame ah je flanche c'est vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq : petit lamento)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame ce f&#251;t d'inesp&#233;rie (Bibi)
&lt;br /&gt;Ce qui fut l&#224; d&#232;s que sorti il y fut
&lt;br /&gt;Plant&#233; toc et hop serre les dents petit
&lt;br /&gt;D'homme un truc dentu a dit par le trou du&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Souffleur. Ah les souffrances vous imagi
&lt;br /&gt;Nez Madame en clown &#233;clabouss&#233; techni
&lt;br /&gt;Color pour l'h&#244;te ainsi hologramm&#233; dans
&lt;br /&gt;Le bocal opaque intitul&#233; temps quand&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde en vrai ricane incarn&#233; en fesses
&lt;br /&gt;De saindoux apr&#232;s la paroi de verre est-ce
&lt;br /&gt;Ce pour quoi Madame &#224; vos approches ch&#232;res
&lt;br /&gt;J'ai mon &#339;il qui s'absente un peu vers les sph&#232;res ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq : captatio benevolentiae)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame ibi boum en postillon de qua
&lt;br /&gt;Si atchoum voyez-vous il s'&#233;ternua
&lt;br /&gt;Moi kif kif flocon d'ouate ou foutreau chu
&lt;br /&gt;De la nu&#233;e pas pesant beaucoup en pu&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;e parmi les objectivit&#233;s. Son nom :
&lt;br /&gt;&#201;crit au charbon sur bois de cabanon
&lt;br /&gt;Sous la pendouille d'hardes chiffons et l'us
&lt;br /&gt;Tensile au rebut &#8212; on pend pareil aux rus&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ticit&#233;s Madame &#224; repenser &#231;a sous
&lt;br /&gt;Vos plasticit&#233;s dans l'urbanit&#233; mo
&lt;br /&gt;Derne o&#249; peu apr&#232;s en style amoroso
&lt;br /&gt;On tente un instant de s'arborer moins mou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq :un flash phobique)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;Se baciate la donna state attenti
&lt;br /&gt;Perche dietro la labbia ci&#224; li denti&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Madame ah la femellit&#233; rude ainsi
&lt;br /&gt;Le bolet qu'arbore &lt;i&gt;intus &amp; in cute&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Votre bol&#233;ro d'expansivit&#233; canni
&lt;br /&gt;Ballante on vacille &#224; trop en &#233;couter&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gronder l'orage &#233;poustouflant de liqui
&lt;br /&gt;Dit&#233; m&#232;re. Il coula de moi sous ces orgues
&lt;br /&gt;Un jus de vie m&#226;le ou r&#233;sidu de morgue
&lt;br /&gt;Allez savoir merci : j'&#233;mis en mini&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un effet de r&#233;activit&#233;. Puis : plomb
&lt;br /&gt;Pareil coup d'&#339;il &#224; des firmaments de grotte
&lt;br /&gt;Rien peint au plafond bleu partout crotte
&lt;br /&gt;Alors et l'intimit&#233; du pantalon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq : crise d'instinct de ciel)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah qu'alibi Madame soit toute li
&lt;br /&gt;Bido que plus nulle image en pierre ido
&lt;br /&gt;L&#226;tr&#233;e ne bouche ma vue avec la fi
&lt;br /&gt;Gure animale assise en guise de di&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vinit&#233; de vanit&#233; ! D'&#201;gypte il faut
&lt;br /&gt;Madame qu'on en sorte et j'irais plut&#244;t
&lt;br /&gt;Soit parmi le micro de vos mol&#233;cules &lt;br /&gt;Soit dans le macro des bzzz bzzz qu'inocule&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'espace autour une indistinction &lt;br /&gt;De plumes papillons moucherons de nul
&lt;br /&gt;Poids si vous &#233;tiez Madame aussi &#233;mul
&lt;br /&gt;Sionnable que cela dans mes &#233;motions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(ssq : nocturne pas gai)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Madame apr&#232;s l'aqueux vient le belliqueux &lt;br /&gt;Solide et ces crachouillis dans la soli
&lt;br /&gt;Tude inodorante on remastique au lit
&lt;br /&gt;Leur ex-chou caoutchouc &#231;a rend rumineux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adnosco veteris vestigi-a fla
&lt;br /&gt;Mmae mmm miam miam dit le po&#232;te assez fla
&lt;br /&gt;Pi en rond concentr&#233; dans son pyjama
&lt;br /&gt;Pilou &#224; tout jamais pelucheux d'&#233;mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui coule et pue est plus que l'urine or
&lt;br /&gt;Ganique un glaire &#233;pong&#233; de la mati&#232;re
&lt;br /&gt;Hormonale : on voit dans l'amoureux effort
&lt;br /&gt;Se pisser dans des trous la vie toute enti&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Prigent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(extrait d'un travail en cours, 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les chaises-po&#232;mes de Michel Goulet</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article93</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article93</guid>
		<dc:date>2011-09-24T11:46:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Brosseau</dc:creator>


		<dc:subject>Mathieu Brosseau</dc:subject>
		<dc:subject>Po&#233;sie is not dead</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Massut</dc:subject>

		<description>La Ville de Rimbaud inaugure l'oeuvre d'art public Alchimie des Ailleurs de l'artiste qu&#233;b&#233;cois Michel Goulet Charleville-M&#233;zi&#232;res, le 23 septembre 2011 &#8212; C'est avec beaucoup de fiert&#233; que le Maire de Charleville-M&#233;zi&#232;res, Mme Claudine Ledoux, d&#233;voilera le samedi 1er octobre 2011, &#224; l'occasion de la Nuit Blanche, en pr&#233;sence du D&#233;l&#233;gu&#233; G&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec en France, M. Michel Robitaille, l'oeuvre Alchimie des Ailleurs r&#233;alis&#233;e par le sculpteur qu&#233;b&#233;cois Michel Goulet qui sera pr&#233;sent &#224; cette inauguration afin de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mathieubrosseau.com/IMG/arton93.jpg&quot; width='150' height='107' style='height:107px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_25 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.mathieubrosseau.com/IMG/jpg/Chaises-poemes.jpg' width='500' height='354' alt=&quot;&quot; style='height:354px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La Ville de Rimbaud inaugure l'oeuvre d'art public&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Alchimie des Ailleurs de l'artiste qu&#233;b&#233;cois Michel Goulet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Charleville-M&#233;zi&#232;res, le 23 septembre 2011 &#8212; C'est avec beaucoup de fiert&#233; que le Maire de Charleville-M&#233;zi&#232;res, Mme Claudine Ledoux, d&#233;voilera le samedi 1er octobre 2011, &#224; l'occasion de la Nuit Blanche, en pr&#233;sence du D&#233;l&#233;gu&#233; G&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec en France, M. Michel Robitaille, l'oeuvre &lt;i&gt;Alchimie des Ailleurs&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233;e par le sculpteur qu&#233;b&#233;cois Michel Goulet qui sera pr&#233;sent &#224; cette inauguration afin de rencontrer les visiteurs de la Nuit Blanche 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alchimie des Ailleurs : des &#171; chaises-po&#232;mes &#187;&lt;/strong&gt;
&lt;i&gt;Alchimie des Ailleurs &lt;/i&gt; a pour gen&#232;se la rencontre singuli&#232;re, en juin 2008 &#224; Qu&#233;bec, entre Michel Goulet et Fran&#231;ois Massut, membre de l'association &lt;i&gt;Po&#232;tes dans la Ville&lt;/i&gt; et du collectif &lt;i&gt;Po&#233;sie is not dead&lt;/i&gt;, lors de la mise en place de l'oeuvre d'art public &lt;i&gt;R&#234;ver le nouveau monde&lt;/i&gt;. Cette installation, compos&#233;e de 44 chaises et comportant 40 chaises-po&#232;mes, f&#251;t offerte par la Ville de Montr&#233;al &#224; la Ville de Qu&#233;bec dans le cadre des c&#233;l&#233;brations du 400e anniversaire de sa fondation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s trois ann&#233;es d'&#233;changes, gr&#226;ce &#224; l'engagement de la Ville de Charleville-M&#233;zi&#232;res, de ses services et tout particuli&#232;rement du mus&#233;e Arthur Rimbaud, on voit se concr&#233;tiser aujourd'hui une composition de chaises-po&#232;mes dispos&#233;es le long de la Meuse sur le quai Arthur Rimbaud pour former un trait d'union entre le mus&#233;e Arthur Rimbaud et la maison des Ailleurs (maison Arthur Rimbaud).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'oeuvre est constitu&#233;e au total de dix-huit chaises en acier inoxydable. Cet ensemble est con&#231;u &#224; partir d'&#233;l&#233;ments pr&#233;lev&#233;s sur pr&#232;s de 500 croquis dessin&#233;s par les visiteurs de la Nuit Blanche 2010 lors de la manifestation &#171; Dessine-moi une chaise &#187; ; figurent &#233;galement 18 extraits de l'oeuvre d'Arthur Rimbaud ainsi que de po&#232;mes in&#233;dits command&#233;s &#224; 18 po&#232;tes contemporains issus de la francophonie invit&#233;s dans le cadre de r&#233;sidences ou de lectures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ont ainsi particip&#233;, les po&#232;tes : Fernando d'ALMEIDA (Cameroun), Marie-Claire BANCQUART (France), Linda Maria BAROS (Roumanie), Eric BROGNIET (Belgique), Mathieu BROSSEAU (France), Jean-Paul DAOUST (Qu&#233;bec), Denise DESAUTELS (Qu&#233;bec), Jean-Marc DESGENT (Qu&#233;bec), V&#233;nus KHOURY-GHATA (Liban), Anise KOLTZ (Luxembourg), Samira NEGROUCHE (Alg&#233;rie), NIMROD (Tchad), Christian PRIGENT (France), Amadou Lamine SALL (S&#233;n&#233;gal), Pierre-Alain T&#194;CHE (Suisse), Michel A. TH&#201;RIEN (Canada), Jean-Pierre VERHEGGEN (Belgique) et Liliane WOUTERS (Belgique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette installation est une invitation lanc&#233;e au passant pour qu'il puisse contribuer &#224; faire vivre cette oeuvre ; le promeneur va effectivement d&#233;ambuler, s'asseoir, lire, s'arr&#234;ter, m&#233;diter et &#233;changer avec d'autres passants. C'est dans cet esprit que le projet a &#233;t&#233; mis en oeuvre par la Ville de Charleville-M&#233;zi&#232;res et son mus&#233;e Arthur Rimbaud avec la collaboration de l'association &quot;Po&#232;tes dans la Ville&quot;, ceci avec les soutiens du Conseil des arts et des lettres du Qu&#233;bec, de la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale du Qu&#233;bec &#224; Paris ; ont &#233;galement apport&#233; leur soutien, le minist&#232;re de la Culture et de la Communication (DRAC Champagne-Ardenne) et la R&#233;gion Champagne-Ardenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'artiste : Michel Goulet&lt;/strong&gt;
Artiste sculpteur, Michel Goulet vit et travaille &#224; Montr&#233;al. Il est consid&#233;r&#233; par ses pairs comme l'une des figures marquantes de sa g&#233;n&#233;ration en sculpture. Son travail a fait partie de nombreuses expositions importantes dans plusieurs lieux prestigieux au Canada et &#224; l'&#233;tranger. Reconnu pour sa contribution ind&#233;niable &#224; l'art public, il a cr&#233;&#233; plus de quarante oeuvres permanentes depuis trente ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1988, il repr&#233;sente le Canada &#224; la Biennale de Venise consid&#233;r&#233;e comme le plus grand &#233;v&#233;nement international en art contemporain et re&#231;oit en 1990, le Prix Paul-&#201;mile-Borduas, la plus haute distinction accord&#233;e &#224; un artiste en arts visuels par le Gouvernement du Qu&#233;bec. En 2008, on lui remet le Prix du Gouverneur g&#233;n&#233;ral du Canada en reconnaissance d'une carri&#232;re exceptionnelle et tout r&#233;cemment, l'Universit&#233; de Sherbrooke lui d&#233;cernait un doctorat honorifique. De nombreux prix soulignent la qualit&#233; de son apport &#224; la sc&#233;nographie de th&#233;&#226;tre et d'op&#233;ra ; la Com&#233;die Fran&#231;aise a d'ailleurs fait appel &#224; Michel Goulet pour un r&#233;cent spectacle et pour l'anecdote, il faut rappeler que c'est &#224; Charleville en 1680 que le roi Louis XIV d&#233;cida de cr&#233;er la Com&#233;die Fran&#231;aise !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renseignements : Mus&#233;e Arthur Rimbaud
&lt;br /&gt;Mme PEROTIN
&lt;br /&gt;03.24.32.44.64.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Remake et Identity</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article92</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article92</guid>
		<dc:date>2011-09-19T08:31:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Moussemp&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Audio-po&#232;me</dc:subject>

		<description>Audios-Po&#232;mes de Sandra Moussemp&#232;s Remake : Voix, texte : Sandra Moussemp&#232;s, Virgile Moussemp&#232;s Identity : Voix, chants, texte : Sandra Moussemp&#232;s Extraits de la performance &quot;Beauty Sitcom&quot; CD accompagnant son prochain livre, &#224; para&#238;tre aux &#233;ditions de l'Attente en 2012. Cette performance est pr&#233;sent&#233;e dans des galleries d'art et des centres de po&#233;sie, des festivals (Carr&#233; d'Art, galerie Philppe Pannetier, festival Voix vive, Maison de la po&#233;sie de Nantes (...)

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;99. Plexus-S, auteurs invit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Audio-po&#232;me&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mathieubrosseau.com/IMG/arton92.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;Audios-Po&#232;mes&lt;/strong&gt; de Sandra Moussemp&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remake&lt;/strong&gt; : Voix, texte : Sandra Moussemp&#232;s, Virgile Moussemp&#232;s&lt;/p&gt; &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;dewplayer/dewplayer.swf?mp3=mp3/Remake-bis.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot; id=&quot;dewplayer&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;dewplayer/dewplayer.swf?mp3=mp3/Remake-bis.mp3&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identity&lt;/strong&gt; : Voix, chants, texte : Sandra Moussemp&#232;s&lt;/p&gt; &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;dewplayer/dewplayer.swf?mp3=mp3/Identity.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot; id=&quot;dewplayer&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;dewplayer/dewplayer.swf?mp3=mp3/Identity.mp3&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;p&gt;Extraits de la performance &quot;Beauty Sitcom&quot; CD accompagnant son prochain livre, &#224; para&#238;tre aux &lt;a href=&quot;http://www.editionsdelattente.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#233;ditions de l'Attente&lt;/a&gt; en 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette performance est pr&#233;sent&#233;e dans des galleries d'art et des centres de po&#233;sie, des festivals (Carr&#233; d'Art, galerie Philppe Pannetier, festival Voix vive, Maison de la po&#233;sie de Nantes etc.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cylindres, Avant-dire</title>
		<link>http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article85</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?article85</guid>
		<dc:date>2011-07-26T12:31:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Ferdinande</dc:creator>



		<description>La premi&#232;re : simule un foisonnement de phrases ant&#233;rieures &#224; elle afin de ne pas donner l'impression d'arriver de nulle part, s'y r&#233;f&#232;rera longtemps quoiqu'il n'y ait rien encore en leur place, leur inscription est toujours possible, il en est une place, s'effectuera ult&#233;rieurement comme ant&#233;rieures dont elle d&#233;clare d&#233;couler, qu'elle prolonge, et les prolongeant en restitue graduellement des fragments, comme s'il leur &#233;tait impossible de ne pas resurgir. &#201;trangement, de tels fragments n'existent pas mais (...)

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&lt;a href="http://www.mathieubrosseau.com/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;99. Plexus-S, auteurs invit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_21 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.mathieubrosseau.com/IMG/jpg/Cylindres_de_Denis_Ferdinande.jpg' width='500' height='377' alt=&quot;&quot; style='height:377px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La premi&#232;re : simule un foisonnement de phrases ant&#233;rieures &#224; elle afin de ne pas donner l'impression d'arriver de nulle part, s'y r&#233;f&#232;rera longtemps quoiqu'il n'y ait rien encore en leur place, leur inscription est toujours possible, il en est une place, s'effectuera ult&#233;rieurement comme ant&#233;rieures dont elle d&#233;clare d&#233;couler, qu'elle prolonge, et les prolongeant en restitue graduellement des fragments, comme s'il leur &#233;tait impossible de ne pas resurgir. &#201;trangement, de tels fragments n'existent pas mais elle s'efforce de se les rappeler, ou alors ils existent dans le futur et c'est ce futur m&#234;me que l'effort rappelle, comme s'il lui &#233;tait ant&#233;rieur. La premi&#232;re : n'est plus, elle dont la pr&#233;sence ne s'est pas effac&#233;e toutefois, semble s'&#233;tirer encore, parle, ou alors &lt;br /&gt;a) l'un la ventriloque, quiconque, comme s'il n'&#233;tait qu'elle ici, nulle pour lui succ&#233;der mais toutes pour y graviter, et la devenir, l'augmenter, elle seule n'aurait pu tout dire, d&#233;cid&#233;e &#224; parler elle parlera encore, au travers d'autres r&#233;sonnant se r&#233;percutant en d'autres, qu'elle devient comme elles-m&#234;mes la deviennent la prolongeant, toutes ayant fonction ou titre de premi&#232;re dans le cadre restreint* de cet avant-dire attendant la premi&#232;re ;
&lt;br /&gt;b) l'autre, quiconque, inscrit telle note sur le carnet n&#176; 4 : &#171; Je crois pouvoir dire &#171; je &#187;, l'espace de ce livre, et le croyant, je le dirai. &#187; Mais espacer l'espace, ou le s&#233;parer d'une distance infranchissable encore. Puis une seconde note : &#171; Oui la litt&#233;rature encore, et de nombreuses lettres qui puissent en tenir lieu le cas &#233;ch&#233;ant, soit l'insertion d'une correspondance quelque irr&#233;elle qu'elle soit, autour de la correspondance et de l'autre que l'on attend en l'occurrence de correspondre &#224; l'id&#233;e de l'autre, &#224; savoir de ne jamais correspondre ne serait-ce qu'au titre de la surprise, or il lui faudra correspondre quand bien m&#234;me ou alors la correspondance s'effondre. &lt;br /&gt;La litt&#233;rature encore, un temps contourn&#233;e comme s'il avait fallu s'&#233;carter ou perdre toute carte d'elle (&#224; moins, et ce serait l&#224; l'une de ses cartes, qu'elle ne se d&#233;ploie toujours bien au-del&#224; de ses cartes, dirigeant tout &#233;cart, qu'elle n'ait jamais &#233;t&#233; quitt&#233;e par cons&#233;quent) afin qu'elle retourne donc retourne, soit l'occasion d'une annonce : elle encore, de retour, s'&#233;tendant plus encore, et modifi&#233;e par les gestes s'effectuant au-dessus d'elle de l'&#233;tendre, qu'elle multipliera. &#187; Seconde note qu'aucune autre encore ne seconde, &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;se d&#233;place en une quadruple chambre, lui qui simule, et le d&#233;clare, n'&#234;tre personne, ou quiconque, celui seul par lequel les notes arrivent, n'importe qui pourrait &#234;tre celui qu'il est en cet instant s'il n'est pas d&#233;j&#224; trop tard ayant d&#233;clar&#233; la simulation, quiconque, se d&#233;pla&#231;ant en une quadruple chambre comme s'il y cherchait de quoi seconder la seconde, croit entendre telle note, d'une conque, et se retourne, or pas de conque, lui seul, quiconque, ayant entendu cette note qui n'aura &#233;t&#233; par cons&#233;quent qu'un spectre de note : ce qui n'en &#244;te pas la r&#233;alit&#233;, un spectre de note r&#233;ellement se sera fait entendre, il n'y eut pas rien en lieu et place de ce spectre s'il y eut ce spectre. Puis d'autres notes, tout autres, qu'il contourne les entendant, et les entendant en r&#232;gle et le volume et la langue faisant tourner tel cylindre m&#233;tallique, il n'y a nul cylindre, l'image mentale pourtant d'un cylindre (tout &#224; l'heure cyclindre), autre spectre, qu'il fait tourner, par lequel se r&#232;glent et le volume et la langue, r&#234;vant que ces notes entendues fussent de plus d'une langue dont la traduction, effectuant de courtes pressions sur tel cercle digital &#224; proximit&#233; du cylindre, lui serait donn&#233;e. Les contourne, ne lui eussent &#233;t&#233; d'aucun secours, attend d'autres notes, de celui qui les lui souffle s'il est seul s'il n'y a pas plut&#244;t une Agora, en laquelle si l'un souffle l'autre m&#233;caniquement contre-souffle (+ autres, d&#233;bordant de loin la m&#233;canicit&#233; du l'un l'autre, le l'un l'autre en elle n'y suffit pas) or rien n'est plus souffl&#233; ni ne le sera tant que rien ne l'est &#224; ceux qui soufflent dans l'Agora, soit une autre Agora de ceux qui soufflent &#224; ceux qui soufflent, attendant aussit&#244;t elle-m&#234;me d'&#234;tre second&#233;e, tierce Agora : &#171; et les autres choses manquent &#187; (trad. M. Gr&#233;visse). Il ne sera pas simple de remonter ce d&#233;dale d'Agoras, en tout cas sans remonter sa montre et inventant par l&#224;-m&#234;me ce temps de la remont&#233;e. Si nul ne remonte. Quitte le d&#233;dale pour celui de la quadruple chambre que pas une porte ne s&#233;pare, s'y d&#233;place ou d&#233;clare s'y d&#233;placer y projetant son double, afin d'y retrouver la haute biblioth&#232;que, d'en parcourir les noms dont certains adoss&#233;s &#224; d'autres provoquent chaque fois plus d'une &#233;tincelle si ce n'est chaque fois plus qu'&#233;tincelles &#8212; foudre untel foudroyant tel autre ou le r&#233;veillant brusquement &#224; son contact &#8212;, non qu'&#224; ce titre il e&#251;t fallu &#233;tablir telle combinaison plus r&#233;fl&#233;chie, suivant ce que l'on suppose &#234;tre les affinit&#233;s, auront &#233;t&#233; diss&#233;min&#233;s al&#233;atoirement sur les planches, sous l'effet peut-&#234;tre de quelque pr&#233;cipitation. Et cet al&#233;atoire est pr&#233;serv&#233; afin qu'il fasse son travail ou alors l'inconscient seul lequel n'est pas pr&#233;cis&#233;ment ici ce qui r&#233;ordonne, tous se t&#233;lescopant depuis la m&#233;moire qu'il en subsiste, et sous cette surface une sorte de livre de sourdre, lequel conditionne son regard y compris si celui-ci se d&#233;tourne de la haute biblioth&#232;que et de toute pens&#233;e pour elle. Des phrases r&#233;sonnent, il n'en est plus de fixit&#233;, se d&#233;forment, d'autres les prolongent, d'aucun livre : une fen&#234;tre, vers laquelle il se dirige, ou alors dirig&#233; par elle, en contrebas la profondeur d'un jardin, y plonge, zone acrylique, l'alignement de tr&#232;s hauts arbres effectue tel trac&#233; oblique dont la pointe se perd dans la brume froide, l'hiver dans quelques jours, et la nuit qui tombe, (&#171; Ici &#231;a n'est pas la peinture qui imite la Nature mais la Nature qui imite la peinture, sans tout &#224; fait y parvenir enferr&#233;e dans les rotations de son cyclindre&#8230; &#187;, Oct., &#216;tc., Etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'heure tourne, le voici acc&#233;dant &#224; la chambre n&#176; 3 par un couloir a&#233;rien dont la vitre opaque laisse percer diverses lueurs nocturnes dont celle d'un phare, aucun son du dehors toutefois n'en p&#233;n&#232;tre le blindage, qu'il provienne de la mar&#233;e proche, du vent ou du cri d'un animal c&#233;leste. L'heure tourne, alors il s'accapare la table de la chambre n&#176; 3 &#8212; cylindre clos &#8212; dans l'urgence de ce tournoiement vertigineux de l'heure. Il &#233;crira dans un instant, ayant fait tourner le cylindre afin d'acc&#233;der &#224; l'ensemble des couleurs du clavier : A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, etc. (Voyelles, A. R.). L'heure tourne, circulation des phrases ayant circul&#233; en lui le jour, lui revenant une &#224; une, n'en distord pas le cercle ni ne l'outrepasse, &#224; peine en r&#232;gle-t-il la ponctuation &#224; l'instant d'en supposer ici ou l&#224; un souffle, ou alors m&#234;me de l'entendre car cette circulation s'effectue depuis une voix interne, m&#233;moire de telle voix dont le cerveau peut aussi bien restituer le souffle s'il s'y emploie, il n'est ainsi que de transcrire, l'effort se d&#233;ploie sans rel&#226;che semble-t-il sous l'effet de l'heure. Se l&#232;ve non ne se l&#232;ve pas, ne l&#232;ve pas m&#234;me le regard, l'enfonce au travers de la plan&#233;it&#233; (ou &#171; plaque &#187;) de l'&#233;cran comme s'il en &#233;tait une profondeur et quelque cercle &#224; y scruter n'existant pas encore. En effet, ayant transcrit l'ensemble des phrases du dernier cercle c'est au cercle suivant qu'il s'agit d&#232;s lors de s'attacher (or pas m&#234;me un mot ne se prononce encore qui serait l'embryon de cet autre cercle). L'attente s'&#233;ternise en prise avec la nuit tomb&#233;e, ne voit pas les voix circulant car retenues en un autre lieu, scrute &#171; sans rel&#226;che &#187; cependant comme s'il concentrait en arri&#232;re de la &#171; plaque &#187; ces spectres invisibles encore. Puis une s&#233;quence se d&#233;clenche, une autre, encore une autre, succ&#233;d&#233;es chaque fois par le contretemps de leur v&#233;rification et appelant s'il y a lieu une contre-s&#233;quence susceptible elle-m&#234;me d'&#234;tre contr&#233;e (il n'insiste pas outre mesure sur la figure du &#171; contre &#187; comme s'il la contrait &#224; compter de cette heure).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Acc&#232;de &#224; l'aube, sort de la quadruple chambre empruntant cette fois l'escalator arri&#232;re : inspecte l'air compris dans l'&#233;troite cour, chaleur stagnante et moite, l'hiver dans quelques jours, &#233;trangement ce nom ne marque plus depuis bien longtemps la plus infime variation climatique mais il est prononc&#233; encore, circule, comme si se rappelait par lui un souvenir impossible, l'ensemble des archives de l'autre temps ayant &#233;t&#233; &#233;gar&#233;es ou d&#233;truites dans la p&#233;riode 5972-6013. Brusquement : ne sait pas s'il maintiendra ce futur, s'il y a lieu de s'y propulser encore, se r&#233;tracte ? Il est temps encore. Retourne, mais o&#249; &#231;a, quel serait le temps ? Lui, quiconque, d'un temps quelconque en une contr&#233;e elle-m&#234;me quelconque o&#249; la pluie se d&#233;versera dans moins d'une heure, il marche vers la mer ou son phare seul si la mer s'est retir&#233;e pour toujours. Sur la plage, des haut-parleurs diffusent en boucle depuis des semaines le Pierrot lunaire de Sch&#246;nberg, partition de l'orchestre &#224; peine audible, seules les plus hautes notes de la soprano percent la plainte bruyante des vagues ou le souvenir de cette plainte si la mer s'est retir&#233;e pour toujours. D&#233;cor lunaire. Pr&#233;cis&#233;ment. Et le soleil qui distille d&#233;j&#224; ses mirages : la mer peut se tenir l&#224; toujours et ramener du large plus d'une voix. Qu'il y ait mer ou non, murmure-t-il. Qu'il y ait ou non ce murmure, m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis Ferdinande&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lectures de UNS par Jean-Louis Baille</title>
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		<description>L'inhumain Le commerce de la m&#233;moire &#199;a aime L'animalerie

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